We Will Punk You! | Blaenavon
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Blaenavon

Version française :

Le premier album de Blaenavon, That’s Your Lot, est sorti le 7 avril via Transgressive. Nous avons choisi de leur consacrer le premier post de We Will Punk You! Nous avons eu l’occasion de leur poser quelques questions à propos de leur nouvel album.

Comment décririez-vous vos sessions d’écriture et d’enregistrement pour That’s Your Lot ? Comment était-ce de travailler avec Jim Abbiss, votre producteur, et comment a-t-il influencé votre travail ? En quoi était-ce différent de vos EPs précédents ?

Il y a eu plusieurs moments où nous avons cru que nous avions commencé à enregistrer ‘notre premier album’. Il y a six ans, nous avons commencé à écrire des tracklists en cours d’anglais, il y a quatre ans nous pensions que ‘enregistrions les premiers singles’ au Pays de Galle et il y a deux ans nous l’approchions avec une incroyable démonstration de naïveté. Ce n’est pas avant décembre 2015 quand nous sommes entrés à Lime Green Monkeys avec Jim que nous avons su que nous commencions réellement. Toutes les chansons étaient en place et nous savions que nous voulions quelque chose de large et divers. Jim a été génial pour capturer cela avec nous et imprégner chaque chanson d’une personnalité unique. Dans les EPs précédents, aucune de ces personnalités n’avaient eu à interagir avec les autres. Dans That’s Your Lot, elles font toutes partie du même casting.

Comment décririez-vous l’album en lui-même ? Qu’est-ce qui a inspiré la pochette de l’album, le titre, certaines chansons de l’album… Par exemple, que représentent les jonquilles qui sont sur la pochette ? Quel est le message général de l’album ?

Il y a plusieurs choses qui jouent dans cet album. Il est plus facile avec la pochette de l’album de montrer un éclat au milieu du canevas noir de l’adolescence malheureuse. Heureusement la jonquille continuera à pousser chaque année rappelant notre album aux gens et apportant de la vie dans le monde. C’est aussi la fleur nationale du Pays de Galle ce qui est sympa.

Y a-t-il une chanson don’t vous êtes particulièrement fiers sur l’albums ? Une qui, à votre avis, se détache de ce que tout ce que vous avez fait jusqu’à maintenant ?

Ça se joue entre That’s Your Lot, la chanson éponyme, une des plus récentes, et Swans, une des plus anciennes. La première est un enregistrement brut et spontané d’une chanson qui résume l’album entier et la seconde est une réinvention d’une des premières chansons que nous avons écrites ensemble. Elles marquent le temps pendant lequel nous avons fait l’album et siègent à la fin comme une paire de tristes cerises.

Blaenavon a sa propre identité, vos concerts ont une ambiance et une esthétique particulière. Quel est l’importance du visuel pour vous ? Quel est le message que vous voulez faire passer ainsi ? Est-ce que ça a une importance pour vous ?

Ça a certainement de l’importance pour nous. Ce n’est pas quelque chose d’artificiel cela dit. Nous avions l’habitude de faire des concerts et, chaque soir, on arrivait pas à savoir si ça allait être un succès ou pas. Au fur et à mesure, on a fini par comprendre que c’était injuste de penser que nos gesticulations sans grands intérêt donneraient lieu à un spectacle, du coup on a commencé à s’amuser avec. Ce n’est que ça, finalement, que les gens voient. Maintenant, les concerts de Blaenevon sont une réunion de gens merveilleux qui apprécient nous voir faire des lancers de jambes.

Comment avez-vous choisi d’être un trio (si c’était un choix) ? Qu’est-ce que cela change dans un concert ?

Nous avons commencé à réellement apprécier qu’être un trio est une bénédiction et une chose plutôt rare ces derniers temps. Cela veut dire qu’on approche l’enregistrement et les concerts de façon complètement différente. On joue souvent les parties de deux hommes sur scène mais ça veut dire que ça reste brut et excitant au lieu d’être capitonné comme le sont beaucoup de concerts en ce moment.

Comment chacun d’entre vous a-t-il commencé à jouer de son instrument ?

C’était nos parents en réalité. La mère de Ben jouait du violoncelle. Son père, des albums de stadium rock dans la voiture. Le père de Frank adorait The Doors. J’ai commencé la batterie par un ami à l’école primaire et écouté mon père parler de Be Bop Deluxe.

Ecoutez-vous des artistes européens (hors Angleterre) ou non anglophones ?

Nos amis Songhoy Blues qui sont signés dans le même label que nous sont fréquemment sur nos stéréos. Nous avons tourné avec eux il y a quelques années et ils ont apporté quelque chose de nouveau sur la table pour nous.

Maintenant que votre album est enfin sorti, que prévoyez vous pour le futur? Des tournées, des festivals, des endroits que vous pourriez visiter et dans lequels vous pourriez apporter votre spectacle ?

Nous l’apporterons dans tous les endroits où nous pourrons. Ce serait génial de faire une tournée en Europe et une autre tournée post album au Royaume Uni bientôt. Nous serons à Kendall Calling, Common People, Reading et Leeds entre autres. Ah, et nous jouons à Blaenavon au Pays de Galle le 10 mai.

Sur une note plus drôle et moins professionnelle, pourquoi supportez-vous l’équipe de foot de Marseille? En tant que parisiennes, nous sommes vraiment offensées.

Les Marseillais ont un meilleur goût pour le design, clairement démontré par leurs maillots de foot supérieurs.

Quelle est votre parole / phrase préférée de l’album ?

‘Surgeons operate without their eyes’

Et pour finir cet interview, étant donné que la musique est ce qui nous rapproche tous, pouvez-vous chacun nous donner un titre que vous écoutez beaucoup en ce moment ?

Bruce Springsteen – I’m On Fire

Divinyls – I Touch Myself

Gorillaz – Saturnz Barz

Lisez notre critique de l’album ici.

 

English version:

Blaenavon’s debut album That’s Your Lot was released on 7th April via Transgressive. We chose to talk about them first to start We Will Punk You! We were able to ask them a few questions about their new album.

How would you describe your writing and recording sessions for That’s Your Lot? How was it to work with producer Jim Abbiss and how did he influence your work? What was different from your previous EPs?

There were several times when we thought we’d started to record ‘Our first album’. 6 years ago we started writing tracklists in English class, 4 years ago we thought we were ‘recording the first singles’ in Wales and 2 years ago we were approaching it ourselves with an outlandish display of naivety. It wasn’t until December 2015 when we entered Lime Green Monkeys with Jim that we actually knew we were starting the real thing. All the tracks were in place and we knew that we wanted something expansive and diverse. Jim was great at capturing this with us and imbuing each song with a unique character. With previous EPs none of these characters had to interact with each other. With ‘That’s Your Lot’ they’re all part of the same cast.

How would you describe the album itself? What inspired the artwork, the title, some songs in it, like, what do the daffodils represent on the album cover? What would you say is the general message of the whole album?

There are many things at play with the album. It’s easiest with the artwork to point out a brightness in the midst of the black canvas of hapless adolescence. Happily enough the daffodil will continue to spring up each year to remind people of our album and bring some life into the world. It’s also the national flower of Wales which is nice.

Is there any song you’re particularly proud of on that record? One that, in your opinion, really outstands everything you’ve done until now? 

It’s between That’s Your Lot the title track, one of the newest, and Swans, one of the oldest. The first is a raw and spontaneous recording of a song that encapsulates the whole record and the second is a reimagining of one of the first songs we wrote together. They bookmark the time we made the album over and sit at the end of the record like pair of sad cherries.

Blaenavon has its own real identity. Your live shows have a very particular vibe and aesthetic, what is the importance of the visual for you? What is the message that you want to convey that way? Is it of any importance at all to you?

It certainly is of importance to us. It’s not something contrived though. We used to play shows and it was hit and miss whether it’d be a smasher or not. Over time we realised that it was selfish to assume our downbeat noodlings would make it a spectacle and so we started to have fun with it. That’s all people are seeing really. Now Blaenavon shows are a forum for a wonderful collection of folks who enjoy seeing us weirdos doing leg kicks.

How did you choose to be a trio (if it was a choice)? What does it change in a live performance?

We’ve started to really appreciate that a three piece is a blessing and quite a rare thing these days. It means that we approach recording and live in a completely different way. We are often playing the parts of two men on stage but it means it remains raw and exciting rather than padded out in the way that many shows are these days.

How did you all first pick up your instruments?

It was our parents really. Ben’s mother played the cello. His father, stadium rock albums in the car. Frank’s Dad went nuts for potatoes and The Doors. I picked up the drums from a friend in junior school and listened to my Dad ranting about Be Bop Deluxe.

Do you listen to any artist from mainland Europe / any non-English speaking artist?

Our label mates Songhoy Blues are frequently on our stereos. We toured with them a couple of years ago and they brought something new to the table for us.

Now with your album finally out, what are you expecting for the future? Tours, festivals…? Any places you might visit and bring your show to?

We’ll take it wherever we can. It’d be amazing to do a headline tour of mainland Europe and another post-album tour of the UK soon. We’re going to be playing Kendall Calling, Common People, Reading and Leeds amongst others. Oh, and a headline show in Blaenavon, Wales on the 10th May.

On a funnier and less professional note, why do you support Marseille as a soccer team? As Parisians, we’re really offended.

Marseille have a better eye for design, clearly demonstrated in their superior footie tops.

What is your favourite lyric / sentence from the album?

‘Surgeons operate without their eyes’

And to finish this interview, since music is what brings us all together, could you each share one song with us that you’ve been listening to a lot lately?

Bruce Springsteen – I’m On Fire

Divinyls – I Touch Myself

Gorillaz – Saturnz Barz

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Clémentine Tricaud
Clémentine Tricaud
clementine@wewillpunkyou.com