We Will Punk You! | Sundara Karma – Youth Is Only Ever Fun In Retrospect
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Sundara Karma – Youth Is Only Ever Fun In Retrospect

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Le 6 janvier dernier, Sundara Karma ont sorti leur premier album, Youth Is Only Ever Fun In Retrospect. Trois mois et demi plus tard, après avoir beaucoup écouté l’album et suivi leur tournée anglaise, nous vous livrons nos sentiments à l’égard de cette première sortie.

Youth Is Only Ever Fun In Retrospect est la première réelle œuvre complète de Sundara Karma. Nous avions entendu Oscar Pollock (guitare, voix), Ally Baty (guitare), Dominic Cordell (basse) et Haydn Evans (batterie) dans des chansons très indie dans leurs premiers EPs, habilement nommés EPI et EPII. Leur premier album présente différents genres de musique mais, globalement, un son plus pop que ce à quoi nous aurions pu nous attendre. C’est, en ce qui nous concerne, l’une des nombreuses qualités de l’album.

Le single She Said, sorti au mois d’août, est la preuve la plus évidente de ce tournant. C’est la chanson la plus pop et la plus dansante de l’album. Le refrain est entraînant (vous risquez de le garder en tête un petit bout de temps) et nous vous défions de l’écouter sans avoir envie de twister. En somme, c’est une excellente chanson de pop et un pari réussi.

Comme She Said, beaucoup des chansons de l’album ont été révélées au public bien avant la sortie de l’album. Certaines chansons ont été reprises des EPs précédents (Loveblood et The Night du premier, Vivienne du second), d’autres ont été des singles dans l’année précédant la sortie de YIOEFIR (Flame, A Young Understanding, She Said, Happy Family) et d’autres sont jouées par le groupe depuis des années en concert (Olympia). Après une petite enquête, il apparaîtrait même que Lose The Feeling ait déjà été publiée il y a quelques années sous un autre nom. Finalement, très peu de nouvelles chansons sont présentes sur l’album ce qui est toujours un peu frustrant au moment de sa parution. Néanmoins, YIOEFIR reste logique dans son ensemble. Les transitions d’une chanson à l’autre sont travaillées et elles semblent avoir été faites pour toutes être présentées ensemble.

L’atout principal de Sundara Karma se trouve dans leurs paroles. Happy Family et Deep Relief, notamment, méritent toute votre attention. La première, chanson la plus longue de l’album, est aussi la plus émouvante. La seconde, dont est issu le nom de l’album, est une constatation plutôt juste de ce que représente la jeunesse pour une personne d’une vingtaine d’années. C’est d’ailleurs là tout l’enjeu de l’album. Youth Is Only Ever Fun In Retrospect porte bien son nom. Ecrit durant l’adolescence du groupe, il permet de jeter un œil à cette période de leur vie qui n’est risible, selon eux, qu’à posteriori.

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Lors de l’écriture de l’album, Oscar Pollock s’est inspiré de sujets plutôt particuliers. Flame et Lose The Feeling sont inspirés de l’allégorie de la caverne, de Platon. Olympia est tirée du célèbre tableau d’Edouard Manet (conservé au musée d’Orsay à Paris pour les plus curieux d’entre vous). En outre, plusieurs chansons contiennent des questions d’ordre théologique. Dans Olympia, le chanteur questionne « Is heaven such a fine thing ? », un thème déjà présent dans le single Cold Heaven (2014). Ce genre de thèmes est plutôt rare à lire de la plume d’un jeune homme de vingt ans et apporte sans aucun doute une grande singularité aux écrits de Sundara Karma.

Lors des concerts du groupe, Vivienne est l’une des plus attendues des fans. Oscar Pollock pose sa guitare et vient se jeter dans une foule enchantée. Si Run Away et Prisons To Purify étaient nos chansons favorites du second EP, il faut admettre que Vivienne leur survit plutôt bien. Deep Relief, Happy Family, Olympia et Watching From Great Heights sont, à notre avis, les autres moments à ne pas rater du concert (mais peut être manquons nous d’objectivité à l’égard de ces titres). Le spectacle se termine invariablement par Loveblood, sa fin rythmée et sa dernière phrase « One last kiss and away she goes / Obsessed with loveblood and no one knows » qui clôt tellement bien le concert qu’on en viendrait à se demander si elle ne devrait pas figurer à la fin de l’album aussi.

Pour finir, nous vous conseillons l’écoute de Sundara Karma ne serait-ce que pour écouter la voix d’Oscar Pollock qui, très particulière, vaut réellement le détour. L’univers du groupe ne pourrait être le même sans ce timbre qui donne toute sa dimension à chacune des chansons. Notons aussi les harmonies d’Ally Baty (notamment dans les versions live de Happy Family) et Dominic Cordell qui donnent leurs substances aux concerts de Sundara Karma.

Nos chansons préférées de l’album sont Deep Relief (pour ses paroles tenant du génie), Watching From Great Heights (pour sa partie instrumentale entraînante) et Olympia (car c’est la chanson désignée par le groupe comme étant celle qui définit le mieux le style de Sundara Karma et nous ne pourrions être plus d’accord). Ecoutez aussi Happy Family et son récent et émouvant clip.

Nous devrions vous reparler de Sundara Karma dans les mois à venir puisqu’ils seront la tête d’affiche du Dot To Dot Festival auquel nous serons présentes.

 

Clémentine Tricaud
Clémentine Tricaud
clementine@wewillpunkyou.com