We Will Punk You! | Longlive Rockfest
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Longlive Rockfest

   Les 12 et 13 juin dernier, We Will Punk You ! s’est rendu à Lyon pour assister au Longlive Rockfest, armé de caméras et de fiches d’interview dans sa première expérience en tant que média sur un festival. Et quelle expérience !

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Au programme de ce lundi 12 juin, beaucoup de nos groupes préférés sur scène ! Parmi eux, ROAM, As It Is, State Champs, Sleeping With Sirens,… En fait, tous les groupes programmés sur la journée. Nous nous rendons au Transbordeur de Villeurbanne en avance pour interviewer quelques copains. Nous nous retrouvons ainsi devant deux de nos paroliers préférés, Patty Walters et Benjamin Langford-Biss du groupe anglais As It Is puis devant les très impressionnants américains de Sleeping With Sirens. Ne partez pas trop loin pour découvrir ces interviews, elles seront disponibles très bientôt !

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Puis vient l’heure des concerts et donc de la première surprise du jour, livrée par les lyonnais de WHIST qui ont ouvert la Club Stage du festival avec… la seule femme sur scène ! À ce sujet, la chanteuse Juliette Biollet nous confie : « Forcément être la seule fille du festival m’a mis une certaine pression. Dans ce milieu il est rare que je croise d’autres musiciennes et au final j’ai eu de nombreux retours positifs sur ce sujet. Le public était étonné de voir une “nana qui envoie sur scène” et ils ont eu l’air de vraiment apprécier. » Et nous aussi, on confirme ! En plus d’apprécier le pouvoir féminin, ça fait extrêmement plaisir de voir que la scène punk française est bien présente. Juliette ajoute qu’à cette pression d’être la seule femme, s’est ajoutée la pression d’être le seul groupe français sur la journée, et en plus, celle de devoir ouvrir le festival. « Nous nous sommes servi de cette pression comme d’un outil positif, qui nous a poussé à travailler à fond et à nous surpasser. L’objectif était clair : préparer un show vraiment complet et carré, pour arriver sereins le jour J et tout déboîter. Entendez par là faire kiffer un maximum de personnes ! » Pari réussi pour les lyonnais qu’on prend plaisir à réécouter et qu’on aimerait bien recroiser bientôt.

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Ceux que nous avions le plus hâte de retrouver, les anglais de ROAM, montent sur scène quelques minutes après. Première (très grosse) déception avant même qu’ils n’arrivent, lorsque nous réalisons que l’introduction en français The Desmond Show, qu’ils avaient l’habitude de passer avant chaque set n’est plus d’actualité. Nous étions pourtant prêtes à crier le fameux « Bonjour ! Aujourd’hui dans notre programme, nous allons vous parler de la nouvelle révolution musicale dont tout le monde parle ! » qui caractérise le début de leur album, Backbone. Tant pis. Leur performance n’en reste pas moins particulièrement incroyable. Ils sont définitivement nos favoris du festival. Le public est encore timide en ce début de journée mais quelques mosh pits apparaissent déjà. Fidèles à eux-mêmes, les anglais interprètent leurs meilleurs titres avec une énergie sans faille. Alex Costello fait des bonds comme à son habitude, Alex Adam tente des blagues sur le fromage… Bref, nous les retrouvons comme nous les connaissons si bien. #JusticeForTheDesmondShow

Séquence émotion à l’approche de leur titre le plus doux, Tracks. À l’origine, les deux Alex performent la chanson à deux, à la guitare acoustique, mais depuis quelques temps, ils la jouent désormais avec le groupe au complet. Et c’est bien mieux ! Si nous apprécions également la beauté du piano dans la version studio, il faut tout de même reconnaître que la chanson ne prend toute son ampleur en live que lorsque les autres instruments sont présents. Si nous ne nous lassons toujours pas d’entendre Hopeless Case, Deadweight ou encore Head Rush, il faut cependant admettre qu’on a VRAIMENT hâte d’écouter le second album du groupe, dont le premier single devrait sortir d’ici deux mois selon Costello. Ce nouvel opus est l’un de ceux que nous attendons le plus de l’année.

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C’est ensuite As It Is qui s’approprient la scène, nous plongeant immédiatement dans l’univers de leur nouvel album Okay. Patty Walters est un vrai showman et on prend un immense plaisir à le regarder évoluer sur scène. Toujours en mouvement, en très grande connexion avec son public, il fait tourner son micro à la Kellin Quinn et n’hésite pas à faire chanter ses fans. La voix très originale, aux sonorités plutôt pop de Patty rend le projet vraiment intéressant. Abordant des sujets souvent difficiles, comme la maladie, la vieillesse, les insécurités, les erreurs passées, etc., le groupe apporte un réel sentiment d’appartenance sur scène et permet, le temps de quelque chansons, de former une cohésion de groupe particulièrement émouvante entre les fans. C’est particulièrement remarquable lors de l’enchainement de No Way Out et de Soap, les deux chansons du dernier album qui se démarquent tant au niveau des paroles que de l’instrumental. C’est une vraie humilité qui en ressort, un moment pur et surprenant. Les musiciens s’éclatent à vue d’œil, le public chante en cœur ; en bref, nous passons un moment de bonheur indéniable. Et nous n’en sommes encore qu’au début de la journée ! Crown The Empire sont les prochains à passer.

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Les premiers accords de Voices commencent et nous savons que nous sommes au meilleur endroit possible. Dans une foule pleine, entourées de copains, prêtes à hurler ces paroles que nous avons si bien répétées sous la douche, en faisant la vaisselle, en voiture, les fenêtres ouvertes, à fond en soirée, … et toujours les yeux fermés. S’il fallait retenir un moment du festival, ce serait celui là. Depuis le temps qu’on rêvait d’entendre cette chanson ! « I hope this isn’t my last night as I lose my mind, and try to save my life, I’m becoming afraid, it’s already too late, I’m on my knees please help me stay alive. » Dans son ensemble, le set de Crown The Empire n’était clairement pas le meilleur, mais finalement entendre cette chanson en live fût une sacrée expérience !

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On enchaine directement avec Sleeping With Sirens. Pas le temps de trainer quand tant de si bons groupes se partagent les scènes, et puisque nous sommes sur le sujet des premières fois, c’est aussi l’occasion de parler de Better Off Dead. C’est l’une de nos chansons préférées et il se peut que nous ayons légèrement crié en l’entendant. Belle surprise, donc. Nous redécouvrons avec plaisir les autres titres que nous avions déjà entendus quelques jours auparavant lors de la date parisienne de Good Charlotte.The Strays, (véritable hymne à l’espoir), If You Can’t Hang, pour ne citer que les meilleures, et puis bien sûr l’incontournable Kick Me.

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Le temps de s’aérer entre le set de State Champs et celui de Pierce The Veil, nous nous retrouvons finalement au merch d’As It Is avec le très célèbre Nips (le merch guy le plus cool de la terre), que nous adorons retrouver à l’occasion, lorsqu’il s’occupe de vendre des tee shirts pour nos groupes préférés. Le temps passant bien trop rapidement lorsque nous nous amusons, nous arrivons tout juste à la fin du set de PTV, alors que le groupe entame Circles. Elle porte une place spéciale dans nos cœurs puisqu’elle a été écrite après les attaques du Bataclan à Paris, et les lignes « You took my hand and then we both started running, there’s no place to go. Another bullet and we both started running, save yourself, don’t ever look back. Nowhere to go and so we both spin around in circles » procurent un sentiment particulier, douloureux mais délivrant.

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Le clou du spectacle ? Kellin Quinn qui grimpe sur scène pour bénir nos oreilles pendant la dernière chanson du set de Pierce The Veil. King For A Day est déjà incroyable à écouter en direct, mais quand le chanteur de Sleeping With Sirens et Vic Fuentes se réunissent, ça donne vraiment une toute autre dimension à la chanson. Émouvantes et quelque peu déchirantes, les paroles éclatent de toutes parts et clôturent la journée avec brio. À l’extérieur, de nombreuses personnes entament encore le refrain en se dirigeant vers la sortie « Imagine living like a king someday »… Ce qui est sûr, c’est que le festival nous a transformé en rois et reines le temps d’une soirée.

Et c’est loin d’être terminé ! Après une after party avec quelques membres de groupes dont State Champs ou encore Crown The Empire, nous enchainons avec la deuxième journée. Durant cette dernière, nous avons eu l’occasion de découvrir une scène jusqu’alors méconnue pour nous.

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Deux groupes français ont ouvert ce deuxième jour de festival. Mention spéciale pour Resolve qui montait sur scène pour la première fois ce jour-là. Ils ont su réveiller le public (qui pour sa plus grande part avait encore un peu mal à la tête à 17h) et démontrer que leur projet tenait la route. Si les petits cochons ne les mangent pas, vous en entendrez parler encore et encore dans les mois et les années à venir. Mentionnons aussi les Marseillais de LANDMVRKS qui, d’après leur merch, sont vraiment très fiers de leur ville (et ils ont bien raison !). Ces derniers ont participé de manière admirable au lancement des festivités avec notamment le début des mosh pits et autres crowd surfs. On était très fières de voir des groupes français démontrer au grand public que la scène métal française existe et mérite notre attention ! LANDMVRKS tournent un peu partout en Europe pendant l’été et à la rentrée, on vous conseille d’essayer d’assister à un de leurs concerts, ça vaut le détour.

Nous avons ensuite assisté au set des Américains de Motionless in White. Difficile de parler du groupe sans parler de leurs looks si particuliers. Pour être tout à fait honnêtes, nous avions peur d’être mal à l’aise face à leurs maquillages et à leurs jeux de scène si spéciaux mais tout s’est envolé dès les premières notes. Chris Motionless a une présence scénique extraordinaire, au sens premier du mot, et attire l’attention dès les premières minutes du concert. Nous avons été subjuguées du début à la fin. Musicalement parlant, ce n’est pas le groupe que nous avons préféré à ce festival mais c’est sans aucun doute l’un des plus impressionnants à voir en concert.

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A la fin de leur set, nous nous sommes dépêchées de parcourir les quelques mètres nous séparant de The Devil Wears Prada qui venaient de monter sur scène. Nous les avions rencontrés quelques heures auparavant lors de leur séance de dédicace et les avions trouvés très sympathiques. Néanmoins, à choisir, nous préférerions les voir et les revoir en live. Malgré un public plus mou que pour les autres sets de la journée, les membres du groupe font le job et c’est un pari réussi ! Nous étions un peu déçues de ne pas entendre Submersion, chanson dont nous aimons particulièrement les paroles mais voilà une bonne raison d’assister à un de leurs concerts en tête d’affiche dans un futur proche.

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La journée s’est terminée avec le set d’Architects, le groupe que nous attendions le plus. Dès la première chanson, nous avons été surprises par la voix de Sam Carter, bien différente de celle des versions studios. Architects fait partie de ces groupes qui se renouvèlent et qui offrent un concert différent de ce qu’on pourrait attendre à la simple écoute de leurs albums. Ils ont principalement performé des chansons de leur dernier album, All Our Gods Have Abandoned Us, pour notre plus grand plaisir. Le festival s’est achevé avec Gone With The Wind, une de nos chansons préférées de l’album. Pour ceux d’entre vous qui, comme nous, n’ont pas pour habitude d’écouter du métal, Architects est le groupe à écouter pour se familiariser avec la scène. Tant les paroles que l’expérience live les rendent incontournables. On n’imagine pas un autre vecteur que le screamo pour exprimer les émotions qu’ils font passer.

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Cette journée nous a permis de nous familiariser avec cette scène que l’on connaît si peu et qu’on aime tant depuis. Nous sommes rentrées à Paris les oreilles pleines d’acouphènes mais ça valait vraiment le coup !

Le festival, dans son ensemble, est une expérience à ne pas rater. Il y a des amateurs de punk et de métal en France même si on a tendance à l’oublier. Le Longlive Rockfest est un espace convivial où on se retrouve entre nous en découvrant toutes les nuances de la pop-punk au métal et c’est top ! On vous en reparlera très probablement dans un an pour l’édition 2018.

Nous souhaitons remercier Ninon grâce à qui notre expérience a été si agréable. Nous sommes ravies de pouvoir continuer à travailler en partenariat avec Alternative Live, notamment dès la rentrée pour les dates françaises de Neck Deep et The Maine !

Auxane Beau
Auxane Beau
auxane@wewillpunkyou.com

J'aime beaucoup trop d'artistes pour pouvoir en faire une liste ici mais retenez déjà Casey et Boston Manor, ça ira pour commencer !