Astrid S au Point Éphémère
194
post-template-default,single,single-post,postid-194,single-format-standard,bridge-core-2.0.6,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-theme-ver-19.3,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.5,vc_responsive

Astrid S au Point Éphémère

 

           En ce jeudi 12 octobre, c’est au Point Éphémère que je me rends pour avoir l’occasion de voir la norvégienne Astrid S jouer en live. Je suis grippée et je ne suis pas sortie de chez moi depuis presque une semaine mais je ne pouvais pas rater cela ! En effet, cela faisait presque un an, depuis le 17 novembre 2016, que le public français n’avait pas eu la chance de voir sa petite frimousse blonde et il faut dire qu’en un an, Astrid S a bien évolué !

image

Après la notoriété obtenue avec son premier EP Hurts So Good qui lui a permis d’assurer la première partie de Troye Sivan en Europe en avril 2016, c’est un second EP qu’elle vient nous présenter sur la scène du Point Éphémère en ce jeudi soir. Sorti courant juin, Party’s Over regroupe cinq chansons et un interlude, crées entre Stockholm et Los Angeles, mêlant pop électronique et influences urbaines. Alors que je pousse les portes de la salle, Taya, la première partie, a déjà commencé. Je n’avais jamais entendu parlé d’elle auparavant mais il faut dire qu’elle m’a rapidement séduite, avec son très fort accent du nord de l’Europe, ses cuissardes à la Ariana Grande et la dédicace de l’une de ses chansons à tous les fuckboys. On souligne d’ailleurs la playlist, entre le set de Taya et celui d’Astrid, spéciale pop scandinave passant de Sigrid Don’t Kill My Vibe à Wearing Nothing de Dagny, qui met directement le public dans l’ambiance.

21h15, la salle est pleine à craquer, deux filles devant moi on sorti le drapeau de la Norvège pour l’occasion. Enfin, Astrid arrive sur scène, accompagnée de ses deux musiciens, sourire aux lèvres. Elle commence avec Bloodstream, une des chansons sorties courant 2017 juste avant l’EP. Toute la salle reprend en coeur les « wherever I go he’s been » avec enthousiasme. Les premiers rangs, surtout, sont électriques. En me retournant, je vois dans la poubelle près du bar derrière moi des cartons de pizza : en effet, la norvégienne a mis en place pour cette tournée un système de meet & greet plus intime que jamais, proposant à ses fans de se joindre à elle pour une pizza party d’avant concert. Elle enchaine directement sur Jump, extrait de son premier EP, que je retiens particulièrement. Rapidement, se crée une bulle entre l’artiste et son audience, chantant chacune des paroles par coeur, et criant « JUMP » à l’unisson. Après Hyde, c’est Think Before I Talk, tout nouveau single non présent sur l’EP dont le clip vient de sortir.

Juste avant Such A Boy, extrait de l’EP Party’s Over, elle nous explique l’origine de la chanson : « J’ai travaillé avec un gars à Londres et on discutait et je lui ai expliqué que, après avoir commencé à écrire des chansons, j’ai réalisé que beaucoup de chansons pop décrivaient les filles comme étant dramatiques, émotives et instables. Et d’après moi, les garçons le sont tout autant! C’est déroutant de voir que l’ont dit aux filles et les garçons de ne pas être « une fillette » (such a girl). Ça ne veut rien dire car être une fille c’est la meilleure chose possible!! Et c’est pour ça que j’ai écris une chanson appelée « Such a Boy » ». Un véritable hymne féministe qui prône donc l’égalité des sexes et qui se moque gentiment des garçons… Que demande le peuple ! Pour couronner le tout, elle attrape un drapeau LGBT qui lui est tendu dans la foule, qu’elle ne lâchera pas jusqu’à la fin du concert !

image

Elle jongle entre nouvelles et anciennes chansons, que son public semble connaitre toutes aussi bien les unes que les autres. Astrid nous remercie plusieurs fois et nous rappelle qu’il s’agit de sa toute première tournée mondiale… Ça semble difficile à croire ! Pas une fausse note, tout est calibré et la chanteuse semble avoir le contrôle total. En annonçant la dernière chanson avant le rappel, Atic, elle joue même de la batterie ! Bref, elle sait ce qu’elle fait et elle n’a plus besoin de le prouver à qui que ce soit. Je note particulièrement la version de Paper Thin pendant le rappel, plus acoustique et plus ralentie que la version studio, nous permettant d’entendre sa voix, toujours aussi maîtrisée. Mon seul regret : un set un peu trop court ! Certes, sans album, il aurait été difficile de faire plus long que les 12 chansons interprétées par Astrid en ce jeudi soir mais après sa récente reprise d’Issues de Julia Michaels, j’aurais espéré la voir apparaitre sur la setlist, par exemple. En résumé, c’est un public dévoué, de la pop bien ficelée, et un visage d’ange qui m’ont fait oublier ma grippe pendant quelques heures.

 

Tags:
Kahi
Kahi
hachi.kahina@gmail.com