Trash Boat à la Mécanique Ondulatoire
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Trash Boat à la Mécanique Ondulatoire

   

           Pour leur cinquième venue dans la capitale française, les anglais de Trash Boat se sont arrêtés à la Mécanique Ondulatoire. Après avoir ouvert pour ROAM et As it Is quelques années plus tôt, et plus récemment pour Beartooth et The Wonder Years l’année précédente, ils nous ont cette fois-ci offert un set complet en tête d’affiche que nous attendions avec impatience. Retrouvez notre interview avec Tobi ici en version originale, et ici en français.

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Un concert comme ceux-là, c’est toujours une bonne partie de rigolade. Après avoir discuté avec Tobi Duncan (le chanteur) du futur du groupe, des tournées, du deuxième album à venir et d’autres discutions autour de leur musique, nous avons pu assister à un concert intime, pas complet, mais dont l’énergie du public présent a suffit à rendre le tout super vivant. Bien que nous regrettions l’absence de Broadside et de Like Pacific, groupe américain pour le premier et canadien pour le deuxième ayant ouvert les shows pour la tournée anglaise, nous nous sommes installées dans la salle dès l’ouverture des portes pour découvrir sur scène les groupes programmés sur la tournée européenne, et plus particulièrement sur la date française : Dess et WSTR. Sans vivre le meilleur moment de notre vie, nous avons tout de même passé un agréable moment en leur compagnie. Dess, un petit groupe français énergique, nous ont présentés des titres français dont nous tenons à souligner l’importance : nous adorons voir des petits groupes locaux chanter dans notre belle langue ! WSTR, quant à eux, ont interprété quelques chansons dont certaines de leur premier album, Red, Green or Inbetween, et bien que peu original et très générique musicalement parlant, leur set reste appréciable en live. Nous les retrouverons en première partie d’As It Is lors de leur concert à venir, le 5 mars prochain au Backstage by the Mill ! Et d’ailleurs, gardez un œil ouvert sur les réseaux sociaux de WWPY! pour avoir une chance de gagner vos places pour le concert !

Les premières parties ayant terminé de chauffer la salle, nous attendons maintenant Trash Boat, composé de Tobi Duncan au micro, d’Oakley Moffatt à la batterie, de Dann Bostock et Ryan Hyslop aux guitares et de James Grayson à la basse. Autant préciser tout de suite que le groupe occupe une place très importante dans nos cœurs ; c’est ainsi un véritable challenge que de rester objectives sur cet article. Nous avons eu la chance de voir le groupe bien grandir ces dernières années ; passer de salles vides à des salles moins vides, mettre le feu sur scène aux festivals de Reading et de Slam Dunk ; et de finalement pouvoir les voir évoluer sur leur propre tournée, ça nous fait vraiment chaud au cœur ! Tobi sait que sa voix a gagné en puissance et qu’elle est meilleure aujourd’hui, qu’il a progressé grâce aux nombreuses tournées que Trash Boat a réalisées. « Je suis un bien meilleur chanteur maintenant que je ne l’étais il y a un an et demi, parce que on a joué tellement de concerts et j’ai chanté tous les jours, je me suis discipliné en tournée, ce que je ne fais pas quand je suis chez moi. Quand on était en Amérique on a joué quelque chose comme cinquante concerts sur huit semaines et j’ai chanté presque tous les jours, c’est un bon entrainement et maintenant ma voix est plus affinée ; donc [pour le prochain album] ça va être super. » Même si le son de la Mécanique Ondulatoire laissait un peu à désirer, nous l’avons ressenti dès les premières notes de Tring Quarry. Ce choix de chanson pour l’ouverture est logique. Dernier single en date, la chanson ouvre le concert en toute légèreté ; la foule saute au rythme des guitares et les sourires s’étirent tout naturellement. Le set se poursuit avec deux titres extraits des vieux EPs de Trash Boat. Perspective et Boneless plaisent aux fans de la première heure et permettent aux nouveaux arrivés de découvrir le groupe dans un son quelque peu plus brouillon, moins travaillé mais qui rend son charme souterrain aux musiciens.

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S’il fallait se mettre d’accord sur le moment phare du spectacle, ce serait pour nous l’intensité et la puissance qui se ressent à l’écoute du titre Catharsis. Sur l’album studio comme en concert, c’est réellement la perle qui se démarque du reste. Emouvante, brutale, Catharsis reflète et résume l’album Nothing I Write You Can Change What You’ve Been Through à la perfection. Tobi nous dit : « Catharsis, je l’ai écrite après avoir écrit la majorité des chansons et les paroles étaient en quelque sorte un mélange de ce que reflètent tous les thèmes abordés sur l’album. Catharsis exprime ce que l’album veut dire pour moi. L’album est ma catharsis, et est cathartique pour d’autres personnes ; donc je résumais simplement mes sentiments, comment je m’identifie au contenu et à quel point écrire cet album a été cathartique pour moi. » Sans aucun doute, nous affirmons que cette chanson est cathartique pour nous aussi. Les émotions qu’elle dégage frappent là où ça fait réfléchir et ça fait un peu mal. Pourtant, ça soulage. On s’époumone ensemble « Cautious and optimistic ! Life fucks me up sometimes but I don’t want to miss it. I’m still wading through this bull shit and I meant it when I said it ‘life will eat you if you let it’ ». C’est le reflet parfait d’un album qui se veut optimiste tout en exprimant clairement que le fond est touché. Les paroles « Cautious and optimistic » nous font rebondir sur les propos du chanteur au sujet de la pochette de l’album ; « J’avais une idée pour le nom de l’album, je voulais l’appeler ‘Cautiously Optimistic’. On ne l’a pas fait au final parce que ça ne sonne pas vraiment bien. Mais, ce sont des mots qui ont traversé mon esprit de nombreuses fois. Et avoir les doigts croisés ça représente l’optimisme, qui fond avec la flamme, tu vois ce que je veux dire ? Tu restes optimiste même quand tout s’effondre. »

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Le concert se poursuit avec d’autres chansons abordant des thèmes encore plus sombres et tout aussi personnels les uns que les autres: la douloureuse How Selfish I Seem, écrite la veille de son enregistrement. Une autre ancienne : Gnarmalade. Un des singles : Eleven. Et puis Brave Face, qui touche à la famille et qui appuie sur les cordes sensibles de l’absence paternelle. Puis vient l’heure de se dire au revoir. Trash Boat s’attaquent à leur dernier morceau : Strangers. C’est l’un de ses morceaux où se succèdent toujours sur scène des personnes différentes, pour avoir la chance d’hurler aux côtés des musiciens la partie originellement chantée par Dan Campbell ; « But you and I keep spinning in the same waaaay! ». On a déjà vu plusieurs starlettes partager le micro avec Tobi ! Parmi elles, Patty Walters, qui nous a d’ailleurs déjà confié que les accords étaient trop aigus pour lui ; Soupy en personne, et même un jour le père de Ryan. Une légende. Tobi nous dit qu’il a même invité sa mère sur scène, à New-York, mais qu’elle s’est défilée au dernier moment. Cette fois-çi, c’est tout logiquement le chanteur de WSTR qui grimpe sur scène et s’empare du micro pour terminer le concert sur une belle note. Bref, Trash Boat en live c’est une ambiance saine et rassurante, où on accorde une importance phare au fait d’être soi-même.

 

[Setlist complète : Tring Quarry, Perspective, Boneless, Second Wind, Pangea, Catharsis, Things we leave Behind, Guise Of A Mother, How Selfish I Seem, Gnarmalade, Eleven, You Know, You Know, You Know, Brave Face, Strangers.]

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Auxane Beau
Auxane Beau
auxane@wewillpunkyou.com

J'aime beaucoup trop d'artistes pour pouvoir en faire une liste ici mais retenez déjà Casey et Boston Manor, ça ira pour commencer !