We Will Punk You! | Motionless In White au Trabendo
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Motionless In White au Trabendo

           

         Nous ne vous les présentons plus : Motionless In White étaient de passage dans la capitale française ce mardi 30 janvier, pour la première date de leur tournée européenne. C’était la première tête d’affiche du groupe dans une salle Parisienne, et malgré les tumultes de la Seine ayant rendu l’accès au Petit Bain impossible, c’est un Trabendo plutôt complet qui s’est animé pour l’occasion.

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Une bonne soirée pour le métalcore/heavy métal américain donc, puisque le groupe était accompagné de Ice Nine Kills et de Cane Hill, chargés d’ouvrir les festivités. Ice Nine Kills, les premiers sur scène nous ont présenté un set de sept chansons, majoritairement extraites de l’album Every Trick in the Book. Avec un son très propre et une présence scénique favorable à la propagation d’une bonne atmosphère dans la salle, le groupe a su nous proposer de quoi satisfaire toutes les personnes présentes et assurer une bonne continuité pour la suite du spectacle.

[Setlist complète: Communion of the Cursed, Bloodbath & Beyond, The Plot Sickens, Connect the Cuts, Enjoy Your Slay, Hell in the Hallways, Me, Myself, and Hyde]

Cependant, lorsque Cane Hill prennent les commandes, l’ambiance semble retomber lourdement dans le public. Moins réceptive, la foule peine un peu à répondre aux attentes d’Elijah Witt, qui annonce sa déception presqu’entre chaque chanson, de façon trop répétitive et qui, au final, ne motive pas forcément à faire plus d’efforts. « Can you give me more, Paris? » ne cesse-t-il de répéter. L’album Too Far Gone sorti quelques jours auparavant a été mis en avant, notamment grâce au single du même nom ; mais nous retiendrons plutôt les anciennes chansons du groupe telles que Time Bomb, Fountain Of Youth, ou encore True Love. « You better be fucking louder than this for Motionless In White », glisse-t-il avant de quitter la scène, l’air à la fois énervé et déçu.

[Setlist Complète: Time Bomb, Lord of Flies, It Follows, True Love, Ugly Model Mannequin, Erased, 10¢, Too Far Gone, Cream Pie, Fountain of Youth.]

De retour en France après leur passage très apprécié au Hellfest puis au Longlive Rockfest de Lyon, les américains ont encore une fois su convaincre le public français de leur talent. Le concert s’ouvre sur Rats, à l’image de Graveyard Shift, dernier album en date. C’est par ailleurs également le dernier single que le groupe a sorti et il provoque tout de suite un changement radical dans le public.

Avant même de se concentrer sur la puissance des guitares, du chant et autres instruments, il est impossible de ne pas être émerveillé par l’esthétique du groupe. Les cinq musiciens entrent en scène dans un dégradé parfait de noir et de maquillage, nous permettant d’admirer la tenue de scène du bassiste Devin Sola (Ghost), pour cette tournée : des petites oreilles d’animal le propulsant à 10/10 sur l’échelle du mignon. Les membres sont connus pour leur présence scénique impressionnante et cela ne nous échappe pas ce soir-là. Chris Motionless s’empare du micro et les yeux se posent instantanément sur lui ; son aura accrochant tout de suite les regards.

C’est une setlist différente de la tournée anglaise que Motionless In White nous présentent à Paris, mais elle est tout autant satisfaisante. Toutes leurs chansons phares y figurent, Reincarnate, Dead As Fuck, ou encore Abigail, lors de laquelle Spencer Charnas (Ice Nine Kills) vient crier en cœur avec Chris. Le public s’époumone aussi bien sur les plus vieilles que sur celles issues de Graveyard Shift, et notamment sur les singles 570 et Necessary Evil, avec cette fameuse ligne qui nous fait toujours sourire ; « Imma have my fucking cake and eat yours too ». Le spectacle continue ; la salle scande en rythme A-M-E-R-I-C-A ! avec une passion rare, puis MIW se lancent avec Hourglass, qu’ils présentent comme l’une des favorites du groupe. Et ça tombe bien, puisque c’est également une de nos préférées ! Vous savez probablement déjà que chez WWPY!, nous sommes sensibles aux jolies chansons qui sonnent comme de la poésie ; « It’s too late to feel, I’ve lost my breath with the hands of time around my neck. Am I more than the pen that wrote the past or am I just the sand enslaved by the hourglass ? » Quelle beauté !

Pour faire plaisir aux fans de la première génération, le groupe termine leur set avec Immaculate Misconception et Contemptress, puis ils font leur adieux avant d’entamer Devil’s Night. Pas de crainte cependant, puisqu’ils ne pourraient pas s’enfuir et terminer le Graveshift Yard tour avant d’interpréter la douce et belle Eternally Yours. Ils reviennent alors quelques instants plus tard, sous les applaudissements et se concentrent une dernière fois pour performer avec beaucoup de chaleur et de magie la dernière piste de l’album.

Eternally Yours,

Eternally Yours,

Eternally Yours.

Auxane Beau
Auxane Beau
auxane@wewillpunkyou.com

J'aime beaucoup trop d'artistes pour pouvoir en faire une liste ici mais retenez déjà Casey et Boston Manor, ça ira pour commencer !