We Will Punk You! | As It Is + Grayscale + WSTR + Courage My Love au Backstage by the Mill
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As It Is + Grayscale + WSTR + Courage My Love au Backstage by the Mill

    Déjà de retour ! Après avoir ouvert les concerts sur la tournée européenne de Neck Deep à Paris et Toulouse en fin d’année dernière, ceux de State Champs plus tôt en 2017, et après un passage fructueux au Longlive Rockfest à Lyon, As It Is nous ont fait le plaisir de revenir sur la scène parisienne en 2018 et ont choisi le Backstage pour présenter le set du Okay era tour. Les anglais ne nous ont jamais déçues et cette fois ci n’était pas une exception. Accompagnés de WSTR et de Courage My Love, ils ont également offert à Grayscale l’opportunité de se produire en Europe pour la première fois.

C’est environ vers 19h que le concert commence. Tout droit venus de Philadelphie, les américains de Grayscale nous ont laissé une forte impression pour leur première fois à Paris. Nous les attendions avec impatience de notre côté de l’Atlantique (wink à leur chanson Atlantic) et ils nous ont confiés être agréablement surpris par la réponse des fans ici. Ayant déjà tourné en Amérique avec As It Is auparavant, il paraît normal qu’ils aient déjà récupéré certains de leurs fans. Avec quatre groupes à l’affiche, il était compliqué d’accorder plus de 25 minutes au premier groupe sur scène. C’est donc un set de six petites chansons qu’ils nous ont présenté, dont cinq d’entre elles sont extraites de leur premier album Adornment, dont nous vous parlons plus en détails ici. Dès leur arrivée sur scène, les quelques fans arrivés à l’heure pour ne pas les rater se mettent à chanter les premières lignes de Mum: “I saw you in my sleep last night, chasing after me, riding my first bike!” et l’ambiance s’échauffe rapidement. Le groupe enchaîne avec le premier single d’Adornment, Atlantic, que plus de monde semble connaître; et sur cette piste, le rythme de la batterie qui nous donnait déjà envie d’air drum sur la version studio est encore plus satisfaisant à écouter en live. Collin Walsh, le chanteur, s’empare d’un drapeau français offert par une fan et le pose sur son pieds de micro avant d’entamer Beautiful Things, l’une des plus chansons les émouvantes d’un point de vue aussi bien matériel qu’artistique. Et ce, notamment à la fin où quelques personnes reprennent doucement en choeur les dernières lignes de la chanson; “If only I could change the world you view, and all along, the devil’s dealt cards to you, cast you out into ocean blue”. On espérait un peu voir Grayscale interpréter Come Undone, deuxième piste d’Adornment dans laquelle Patty Walters, frontman d’As It Is fait son apparition. Ce ne sera malheureusement pas le cas, probablement à cause du gros rhume de Patty, puisqu’ils l’ont chantée sur la majorité des autres dates de la tournée.. C’est sur Fever Dream que le groupe termine son set, et le sourire aux lèvres, ils quittent la scène en nous donnant envie de les revoir très vite.

[Setlist complète: Mum, Atlantic, Let It Rain, Beautiful Things, Palette, Fever Dream.]

Courage My Love sont les prochains sur scène. CML, c’est deux jumelles: une femme à la batterie, une femme à la guitare et un bassiste complètement barré. Ouvrant leur set sur Animal Heart, les canadiens nous ont fait danser et sauter sans pause pendant les trente minutes qui leur étaient consacrées. Même sans connaître, c’est entraînant et persuasif. Les voix séductrices des deux chanteuses, Mercedes et Phoenix, nous poussent à répéter en rythme les quelques paroles que nous arrivons à reprendre; “Can you feeeel my aaaaanimal heart!”. Dans les aigus, le son de la salle sature un peu par moment mais ce n’est rien qui nous empêche de continuer à profiter. Ils enchainent avec Love Hurts, qui donne particulièrement envie de se défouler aussi. Nous reconnaissons quelques autres titres, Need Someone, et puis Stereo pour la fin; ce qui nous donne envie de nous pencher un peu plus sur le groupe à l’avenir.

[Setlist incomplète: Animal Heart, Love Hurts, Need Someone, Stereo.]

Grosse tournée donc, pour le Okay tour d’As Is It, puisqu’avant leur passage, un troisième groupe se presse sur scène. Ce sont cette fois-ci les anglais de WSTR (à prononcer Waster) qui prennent possession de l’espace. Plus rythmé, plus agressif, le set des anglais nous plonge dès l’ouverture dans une ambiance  pop-punk, qui, bien que très générique, suffit à faire hocher les têtes dans le public. Rapidement, l’ambiance se transforme un peu et les premiers circle pits de la soirée apparaissent. Trois ou quatre chansons plus tard, c’est même un wall of death qui s’érige au centre du backstage malgré quelques premiers rangs de fans bien accrochés à la scène. Il faut admettre que nous avons été surpris par la tournure du set. Les ayant vu quelques mois plus tôt ouvrir les festivités pour le concert de Trash Boat à la Mécanique Ondulatoire, nous en avions gardé une impression très bof, voire plutôt mauvaise. Ce coup ci, c’était plutôt agréable et nous en sommes sorties moins hostiles à l’idée d’aller redécouvrir leur musique en studio. Comme quoi, une salle, une ambiance, un état d’esprit… il en faut peu pour permettre la réconciliation.

[Setlist complète: Featherweight, Footprints, Fair Weather, Gobshite, Nail The Casket, South Drive, Graveyard Shift, Eastbound & Down, Lonely Smiles.]

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As It Is arrivent enfin sur scène aux alentours de 21h15, sous les hurlements habituels de fans qui leur sont réservés. Dans le public, beaucoup de visages familiers que nous avions déjà croisés lors de leurs précédentes venues, preuve que les anglais ont une fanbase bien ancrée. D’ailleurs, ça se ressent bien dès le début et ce, jusqu’à la dernière chanson interprétée. Le groupe commence avec Hey Rachel, puis enchaîne avec deux autres chansons de leur album okay.: Patchwork Love et Pretty Little Distance.

We’re gonna sing two old songs if it’s okay with you” s’exclame Patty avec son habituelle voix théâtrale et son accent anglais prononcé. Avec l’approbation vive du public, c’est donc l’agréable mélodie de Concrete puis de Cheap Shots & Setbacks qui nous glisse dans les oreilles avant qu’As It Is se lancent dans leur duo terrible. Nous vous en parlions déjà lors de leur dernier passage en France avec Neck Deep, le duo terrible, c’est l’enchaînement déchirant No Way Out / Soap. Plus d’un an après la sortie de l’album, ce sont toujours nos deux préférées à la fois en live et en studio. Un circle pit se forme pour No Way Out et tiendra près de toute la chanson sans faiblir; puis Ben et Patty se donnent la réplique sur Soap avec la même intensité qu’à l’habitude. Le frontman s’écroule au sol à la fin de son couplet “You’re a craving that I can’t forget, some days I’d rather die than let this end“, et cela fait toujours son petit effet: la foule hurle dramatiquement.

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Patty nous annonce très vite au début du set qu’il est tombé malade, et cela s’entend assez dans sa voix car chanter avec le nez bouché, ce n’est pas si simple. Pour cette raison, le set sera bien écourté. Ce sont donc seize chansons qui seront interprétées ce soir là au lieu des dix-neuf prévues initialement dans le set européen. Bitter Broken Me, Often et Still Remembering ont ainsi été écartées. C’est pour autant sans grande importance puisque la bonne humeur reste présente tout le long du set, entre les anciennes chansons et celles du deuxième album. Les voir en tête d’affiche permet d’assister à un set plus long et donc d’apprécier sur scène des chansons moins populaires, abandonnées depuis longtemps ou mises de côté au profit des singles lors des premières parties ou festivals. On compte par exemple, Winter’s Weather, Speak Soft, Curtains Close ou encore Austen, très jolie chanson écrite par Ben au sujet de son grand-père.

As It Is ont la particularité de rendre l’espace sûr et rassurant pour les personnes qui le partagent avec eux. En leur présence, on se sent en sécurité, comme si une épaisse couche de protection venait nous recouvrir la peau. Juste avant la performance d’Until I Return, les instruments se calment et Patty prend la parole pour tenir un discours émouvant. Après sa classique blague “Oh c’est rigolo! On joue à Paris et on est pas sur un bateau pour une fois!” (Cf. les concerts au Petit Bain, au Batofar, etc.), le chanteur retrouve un ton plus sérieux pour parler d’okay. et de la nouvelle ère à venir. Le groupe a hâte de nous présenter leur troisième opus mais ils savent aussi à quel point leur deuxième album est important pour les fans et à quel point ça fait du bien de parler de santé mentale avec eux dans ce si bel esprit de communauté. Nous en avions parlé avec Ben et Patty, dans une interview au Longlive Rockfest que vous pouvez retrouver ici. Pour l’heure, les copains d’As It Is sont reconnaissants et remplis de gratitude envers leurs fans pour la réponse incroyable qu’ils ont reçu avec okay.. C’est donc avec beaucoup de sincérité qu’ils interprètent la chanson et l’émotion se ressent bien lorsque tout le monde chante en coeur le joli refrain plein d’espoir “You can’t keep me sane when I’m out of sight, I still lose my way from time to time. You can’t keep me sane when I’m out of sight,I promise I’ll fight but I can’t promise that I’ll be fine”.

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This will be our last song”, nous prévient Patty au moment où les premières notes de Can’t Save Myself résonnent. Mais c’est sans compter sur le rappel, qui arrive seulement quelques minutes plus tard. As It Is terminent avec Okay (chanson au même titre que l’album) qu’ils avaient pour habitude de chanter en ouverture des concerts. Puis c’est finalement avec la célèbre Dial Tones qu’ils clôturent la soirée. Comme souvent dans nos petites salles parisiennes, la foule s’emballe et commence à grimper sur la scène, envahissant l’espace des musiciens pour terminer la chanson avec eux et finir sur une bonne note. C’est toujours un plaisir de voir les anglais dans la capitale et nous avons vraiment hâte de voir ce qu’ils nous réservent avec leur troisième album !

[Setlist complète: Hey Rachel, Patchwork Love, Pretty Little Distance, Concrete, Cheap Shots & Setbacks, No Way Out, Soap, Speak Soft, Sorry, Winter’s Weather, Curtains Close, Until I Return, Austen, Can’t Save Myself. Encore: Okay, Dial Tones.]

Auxane Beau
Auxane Beau
auxane@wewillpunkyou.com

J'aime beaucoup trop d'artistes pour pouvoir en faire une liste ici mais retenez déjà Casey et Boston Manor, ça ira pour commencer !