We Will Punk You! | Galaxy Camp Festival à l’Essigfabrik
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Galaxy Camp Festival à l’Essigfabrik

Pas d’édition du Longlive Rockfest à Lyon cette année, alors pour consoler mon cœur et recevoir ma dose de festival pop punk annuelle pré-été, je me suis rendue à Cologne avec quelques bons copains, ce samedi 19 mai, pour la première édition du Galaxy Camp festival ! Au programme de la journée : huit groupes se succédant dès 17h sur la scène de l’Essigfabrik. L’Allemagne est réputée pour savoir comment échauffer les foules et s’amuser en concert et croyez-moi, ils ont rendu hommage à leur réputation.

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C’est Stand Atlantic qui ouvrent les festivités, une petite heure après l’ouverture des portes et devant un public déjà bien excité, qui frétille d’impatience et prêt à se déchainer. Les australiens de Stand Atlantic ont ouvert la tournée de ROAM en Europe lors de leur précédent passage, mais ne se sont pas arrêtés à Paris. C’est ainsi la première fois que je les voyais en live et je dois reconnaître que c’était une agréable surprise ! Dès la première chanson, Coffee At Midnight, il se passe quelque chose dans le public qui me donne envie de déménager immédiatement et de ne faire que des concerts en Allemagne. Les fans donnent tout ce qu’ils ont et semblent vraiment heureux d’être là, de partager ce moment et d’échanger. Avec huit groupes programmés on aurait pu s’attendre à ce que chacun ne regarde que ceux qui les intéressent. Pourtant, ceux qui ne semblent pas connaître le groupe participent avec plaisir en hochant la tête, en rattrapant les crowdsurfers, en s’élançant dans les circle pits et en tapant des mains en rythme lorsque les musiciens montrent l’exemple sur scène. La réponse du public réchauffe vraiment le cœur et le groupe a l’air de s’éclater !

Woes sont les prochains sur scène. Ils débarquent d’Écosse, donc d’un peu moins loin que les premiers mais semblent pourtant plus étrangers au public. Je ne les connaissais pas du tout moi-même mais ils semblent déterminés à se faire entendre et à conquérir les foules. Quelques jours après la sortie de leur dernier EP Self Help, faisant suite au premier EP Woes, ils se donnent à 110% d’énergie sur scène. Quitte à en faire un peu trop même parfois, mais au moins ils s’amusent bien et ça se voit. Be Alone est le titre que je vous conseille d’écouter car c’est celui qui m’a le plus plu lors de ma réécoute du groupe !

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À 18h10, c’est finalement au tour de Broadside d’envahir l’espace. Ça fait déjà quelques mois que j’attends avec impatience de les découvrir en live et je dois dire que ça valait largement le coup d’attendre. La sortie de leur deuxième album Paradise en 2017 a été l’un des moments phares de mon année musicale, et particulièrement Laps Around A Picture Frame, qui figurait dans mon top 10 de chansons préférées de l’année dernière. C’est une chanson qui me tient énormément à cœur, de part ses paroles évidemment, mais aussi car elle offre une alternance parfaite entre les voix des 3 chanteurs sur scène, Dorian Cooke, Oliver Baxxter et Pat Diaz. Une nouvelle partie chantée par Oliver vient s’ajouter en guise d’introduction à la chanson, et dans le public, on sent que les fans les suivent de près car plusieurs voix chantent en cœur cette partie non officielle. Là encore, c’est un set un peu court que Broadside nous offrent, mais tous leurs plus gros succès figurent sur la setlist et la foule suit bien. Ils terminent par Coffee Talk, issue de leur premier album Old Bones, avant de laisser la place à Can’t Swim.

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Il s’est passé près d’une année et demie depuis que j’ai découvert Can’t Swim en première partie de la tournée européenne de Boston Manor, et beaucoup de choses ont changées depuis. Les américains ont modifiée leur formation : l’ancien batteur Danny Rico est désormais placé comme troisième guitare au devant de la scène, et c’est une femme, Andrea Morgan qui a repris sa place à la batterie. La voix de Chris LoPorto est l’une de mes préférées sur terre, grave, entrainante, originale et elle apporte une touche vraiment plaisante à l’ambiance générale. Signés chez Pure Noise Records, ils ont connu un succès rapide et presque instantané qui leur a permis de sortir un album très vite. Fail You Again est une petite merveille que je vous conseille à tous. Et si vous avez l’occasion de voir les américains en live, n’hésitez pas ! C’est franchement beau, musicalement prenant et accessible. Sans aucun doute l’une de mes performance favorite de cette journée de festival.

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Avec un petit quart d’heure de récupération seulement entre chaque set, et à cause de la chaleur étouffante régnant à l’intérieur de la salle, nous avons choisi de rester dehors pendant le set de WSTR. Leur musique était cependant agréable à écouter de l’extérieur et les quelques personnes sorties prendre l’air à la fin, dégoulinantes de sueur, me laissent penser que leur set était tout aussi amusant et énergétique que ceux des autres groupes présents ce soir. À nouveau prêts à crier, mosher, slamer et autres rigolades, mon petit groupe et moi-même nous sommes redirigés vers la scène de l’Essigfabrik pour admirer Trash Boat, l’un des sets que j’attendais le plus. Trash Boat est l’un de mes groupes préférés et je les défendrai toujours corps et âme sans beaucoup d’objectivité, mais honnêtement ? C’était D-I-N-G-U-E. Tobi Duncan et sa bande ont déchainé la foule et ça me redonne beaucoup, beaucoup d’espoir pour leur futur. S’ils ne remplissent pas vraiment les salles à Paris et ne semblent pas toujours convaincre la totalité du public, à Cologne, c’est tout le contraire. Ils dégagent une énergie folle, tout le monde hurle les paroles, et même celles de leur nouvelle chanson, Shade, sortie à peine une semaine plus tôt. Catharsis est toujours présente sur leur setlist, même pour un petit set de festival et ça me convient totalement. Ils enchaînent les chansons issues du premier album Nothing I Write You Can Change What You’ve Through avant de terminer, comme à leur habitude, par Strangers, lors de laquelle un invité surprise fait toujours apparition sur scène pour chanter avec le groupe la partie originale de Dan Campbell. Cette fois-ci, c’est Dorian Cooke, guitariste et deuxième voix de Broadside, qui se précipite sur scène et ça fonctionne bien !  Tobi se jette dans le public pour finir la chanson, et le groupe repart en me laissant absolument émerveillée. Ces quelques minutes m’ont donné vraiment très, très, (très!!!) envie de découvrir le nouvel album dès que possible. Ce deuxième opus, Crown Shyness, sera disponible le 20 juillet !

Après une nouvelle petite pause de 20 minutes passée à l’extérieur à débattre du meilleur set de la journée jusqu’à présent, nous sommes de retour dans la salle, cette fois-ci devant Knuckle Puck. Les américains ont un peu plus de temps que les autres, 40 minutes, pour nous présenter quelques chansons de leur incroyable discographie. Sans surprise, on retrouve des chansons issues de leur dernière sortie, Shapeshifter, ainsi que de leur premier album Copacetic, mais aussi plusieurs morceaux provenant de vieux EP. Entre plusieurs jolis discours sur l’importance d’être unis pour un monde meilleur et quelques mots obscènes adressés à Donald Trump, Knuckle Puck enchaînent ainsi plusieurs titres particulièrement émouvant. J’offre ma mention spéciale à But Why Would You Care?, très adaptée à la présentation live. Untitled est également l’une de mes favorite mais l’énorme partie instrumentale qui habite la version studio est écourtée en live et c’est bien dommage. Le seul mauvais point à retenir de ce concert, c’est l’affreux petit bonhomme du staff qui a passé la totalité du concert à pousser tous les crowdsurfers de scène dès qu’ils y posaient les pieds, sans leur laisser le temps d’atterrir correctement et de regarder où ils pouvaient sauter sans se blesser et sans gêner. En dehors de ça, c’était une performance qui mérite un bon gros 10/10 et qui contribue à amplifier mon amour pour les groupes de la scène, leurs paroles, leurs douces mélodies et à fortifier les liens de cette jolie communauté.

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Puis enfin, sur les coups de 22h, la tête d’affiche State Champs fait son apparition. Le public allemand ne déçoit définitivement pas. State Champs ouvrent avec All You Are Is History, puis enchainent leurs tubes que la foule connaît sur le bout des doigts. Là encore, même leurs toutes nouvelles chansons sont reprises par les fans et donnent envie de découvrir le reste de l’album. Dead and Gone, est la première nouvelle interprétée, puis c’est Crystal Ball que le groupe performe ensuite. Ce titre, précédé d’une introduction parlée d’une petite minute, permet aux gens de souffler un peu avant de se défouler à nouveau sur l’un des titres le plus apprécié des américains : Remedy ! La chaleur continue d’augmenter dans la petite salle de concert mais les fans ne faiblissent pas. Après une cinquantaine de minute de show, la journée touche à sa fin et State Champs quittent la scène avec deux dernières merveilles : Critical, et pour se quitter en beauté, Secrets.

Cette journée de festival était ainsi la parfaite occasion de s’échauffer pour la semaine qui nous attend chez We Will Punk You!; car on se fait plaisir en mai ! On vous parlera tout bientôt du concert de State Champs/Knuckle Puck/Stand Atlantic à la Maroquinerie le 23/05, puis de celui de Trash Boat/Can’t Swim/Broadside au Backstage by the Mill le 24/05 parallèlement à celui de Sleeping With Sirens/Chapel/Chase Atlantic ce même jour à la Machine du Moulin Rouge.

Auxane Beau
Auxane Beau
auxane@wewillpunkyou.com

J'aime beaucoup trop d'artistes pour pouvoir en faire une liste ici mais retenez déjà Casey et Boston Manor, ça ira pour commencer !