We Will Punk You! | Years & Years – Palo Santo
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Years & Years – Palo Santo

 

On l’attendait depuis des mois, et enfin, il est là : Palo Santo, le deuxième album du groupe britannique Years & Years, est sorti le 6 juin dernier ! Entre titres pop énergisants et balades envoûtantes, on vous emmène faire un tour dans leur tout nouvel univers.

Years & Years, c’est une évolution qui crève les yeux et un groupe qui semble, avec ce second album, avoir enfin trouvé ses marques : de la pop pure à vous faire danser, et le charisme incroyable d’Olly Alexander encadré par ses deux compagnons de toujours, Mikey Goldsworthy et Emre Turkmen. L’album débute sur un premier single, que nous avons pu entendre un peu partout cet été : Sanctify. La chanson est un concentré de pop électronique, qui nous fait danser et dont les paroles rappellent une relation toxique : du pur Years & Years. Olly Alexander, qui écrit lui-même les paroles de toutes les chansons, s’inspire énormément de ses relations passées et présentes. Toutes les émotions sont retranscrites mais on ne peut pas s’empêcher de remuer des hanches : ça marche. Sanctify reste un des meilleurs titres de l’album. Hallelujah suit juste après, nous confortant dans l’idée que le groupe a désormais trouvé sa marque de fabrique, enchaînant deux titres dansants. Personnellement, ce que nous apprécions également, c’est la dose de chansons plus douces qui jonchent l’album. All For You, Hypnotised, Here et Palo Santo sont bourrées d’émotions. Tout comme leurs anciens titres, tels que Eyes Shut ou Memo, on sent une volonté de vouloir toucher l’auditeur et pas seulement de le faire danser. Et c’est ce que Palo Santo reste malgré les apparences de synthé électriques : un album rempli d’émotions, dans les paroles, surtout. Olly a toujours tenu à ce que ses états d’âme soient retranscrits dans ses chansons : les périodes que l’on traverse quand on est jeune, homosexuel, quand on a de l’anxiété, qu’on est perdu avec sa propre identité de genre… C’est quelque chose que beaucoup de fans du groupe peuvent traverser, et c’est toujours important de sentir qu’une chanson nous parle. Le groupe reste proche de leurs fans, autant dans leur attitude que de leur musique, malgré une ascension pourtant fulgurante. L’album se finit sur Don’t Panic et Up In Flames, deux titres qui reprennent les bases de la musique de Years & Years, des chansons à faire danser même les plus récalcitrants et dont on a envie de chanter les paroles à tue-tête.

Plus qu’un second album, Palo Santo c’est aussi un concept à lui tout seul. On sent un travail monstre derrière l’esthétique qui entoure l’album, et un tout nouveau monde a été créé derrière. Palo Santo est le nom d’une ville, dans le futur, où les androïdes ont pris le contrôle sur les humains. Au travers des clips, ou du court-métrage sorti en même temps que l’album, on voyage dans un monde de néons qui brillent trop fort et d’émotions mélancoliques. Si on trouvait jusqu’ici les clips de Years & Years de plus en plus travaillés, on peut clairement voir que le groupe a souhaité passer à l’étape suivante : et ça fonctionne. L’univers de Palo Santo est immersif, et on a envie de voir ce qu’un véritable film rythmé par les chansons du groupe pourrait donner, pas seulement en quinze minutes. Dans ce film, les androïdes tentent en vain de ressentir des émotions, utilisant les derniers humains restant pour les faire danser devant eux. Olly est un de ces humains, qui finit par émerveiller son public et se produire en spectacle devant eux. Le concept est bourré de métaphores, un monde dénué d’émotions où seulement le spectacle le plus brillant pourrait nous faire ressentir quelque chose, perdant de son naturel. À la fin du court-métrage, Olly abandonne le spectacle et tous les faux-semblants qui l’entourent. Peut être une manière de se libérer de toutes les émotions négatives pour représenter un nouveau départ.

Le nouveau départ, c’est aussi ce que Years & Years semblent vouloir montrer avec ce deuxième album. Le début du court-métrage est d’ailleurs plutôt évident : on y voit un androïde écouter avec lassitude une jeune fille chantant doucement King, le titre à ce jour le plus connu de Years & Years. Puis tout se coupe, et Palo Santo peut débuter dans toute sa grandeur. Avec cet album, le groupe prouve qu’il a trouvé ses bases, là où il était avant en construction : l’ascension très rapide du groupe a pu peut être les perdre un peu, eux aussi. Là où nous avions avant un petit groupe, avec un Olly Alexander assez timide, nous avons maintenant des chansons qui explosent et des émotions qui nous frappent de plein fouet. Dans leurs concerts, ça crève les yeux : des scènes de plus en plus grandes, Mikey et Emre moins en retrait, des costumes à paillettes, des danseurs, des chorégraphies. On peut dire que Years & Years deviennent grands, et Palo Santo est le point culminant de ce que nous attendions depuis maintenant des années. Nous leur souhaitons d’être brillants encore longtemps et nous les suivront toujours, les yeux remplis d’autant de paillettes que les costumes de scène d’Olly.

Lola Gille
Lola Gille
contact10@wewillpunkyou.com

Fille formidable possédant un humour notoire et des goûts musicaux variés. Je peux écouter du gros rock des familles comme des petits groupes obscurs du fin fond de la France comme du One Direction. Ma passion avec la musique c’est le féminisme inclusif et être énervée.