We Will Punk You! | Naaz
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Naaz

Quelques minutes avant son concert au Pop Up du Label, We Will Punk You! s’est entretenu avec l’incroyable Naaz.

 

We Will Punk You! : Salut Naaz ! Merci d’avoir pris le temps de me rencontrer !
Naaz : Merci à toi!

WWPY! : Je sais que c’est ton premier concert à l’étranger, donc j’espère que Paris s’est bien occupé de toi pour le moment !
N : Oui! Ça fait tellement classe de dire que mon premier concert à l’étranger était à Paris. Peut-être que seulement trois personnes vont venir mais peu importe!

WWPY! : Et bien je suis très heureuse que tu sois ici car ça fait pas mal de temps que j’écoute ta musique, depuis ton tout premier single… Et tu as du déplacer le concert de ce soir, qui devait être en mai à la base, n’est-ce pas ?
N : Oui. Nous avons dû changer la date parce que nous avons eu l’opportunité de faire la première partie d’Arcade Fire dans un stade. C’était soit ça, soit le concert à Paris et on pouvait déplacer celui de Paris donc c’est ce que nous avons fait.

WWPY! : C’est un truc de fou, ça, par contre !!
N : Ouais! Mon manager m’avait appelé et il m’a dit « On doit annuler le concert à Paris » et je lui ai dit « non!! pourquoi?? » et quand il m’a expliqué, j’étais là « oh ok, cool! c’est pas la fin du monde » *rigole*

WWPY! : Il y a trois mois, tu as sorti ton premier EP qui s’appelle Bits of Naaz and tu étais impliquée dans à peu près tout, de la production à l’écriture des paroles. Quel a été ton processus pour ce projet et comment as-tu trouvé l’inspiration de trouver ton son à toi ?
N : Ce qui c’est passé pour la majorité du projet, c’est que j’écrivais beaucoup dans le silence le plus total, parce que si je n’entends pas de musique, je ne me sens pas limitée avec les mélodies ou les notes. Je peux faire littéralement tout ce que je veux et créer les mélodies que je veux parce qu’il n’y a pas d’accords qui m’arrêtent. Donc en général, j’écrivais tout acappella et après j’essayais de créer un peu de production autour. Et ça a commencé avec juste des brouillons parce que je me disais « oh ça c’est juste un brouillon puisque quelqu’un d’autre va produire la chanson de toute façon mais au moins j’ai enregistré les voix! ». Mais quand j’ai fait écouter aux gens, ils me disaient tous : « oh la production est trop cool! » et moi je répondais : « je n’appellerais même pas cela une production, c’est tellement minimaliste! ». Mais finalement, j’ai décidé de tout garder et de terminer les chansons avec des amis afin de pouvoir aller un peu plus loin car je ne m’y connaissais pas trop au début. C’est plutôt cool parce qu’on peut entendre dans l’EP les chansons que j’ai faites plus tard dans l’année car je me suis améliorée en production.

WWPY! : Oui je vois! Mais est ce que c’était important pour toi d’être impliquée dans tout le processus ?
N : Je pense que la partie la plus importante pour moi, c’était que d’écrire les paroles moi-même. Au niveau de la production, la seule raison pour laquelle j’ai tout fait moi-même c’est parce que je n’avais pas d’autre choix. J’étais chez moi, je ne pouvais pas aller dans un studio, donc j’ai tout fait dans ma chambre et sortir cet EP m’a permis de pouvoir aussi sortir de cette chambre. Pour mon prochain EP, je travaille avec d’autres producteurs, juste parce que maintenant je peux le faire, je me suis évadée de ma chambre *rires*. Je peux enfin étendre mes horizons.

WWPY! : Je vois! Donc tu viens de dire que tu es en train de travailler avec de nouveaux producteurs et j’ai vu sur twitter que tu teasais ta nouvelle musique en disant que ça sera encore plus honnête que le premier EP. Ça m’a un peu surprise car le premier EP est déjà super honnête et pas mal de gens s’identifient à tes paroles. Donc je voulais te demander : qu’est ce que ça te fait ressentir de faire de la musique aussi honnête et personnelle et comment tu te sens à l’idée d’exposer ses sentiments au monde entier?
N : Dans la première chanson que j’ai faite avec un autre producteur après pas mal de temps hors du studio, j’y ai écrit une parole qui dit « can you put my mood into sound » (peux-tu transformer mes humeurs en son). Je voulais qu’il joue des accords qui traduisaient la façon dont je me sentais à travers des harmonies afin que je me sente un petit peu moins seule, afin qu’on ait l’impression que ce à quoi tu t’identifies n’est pas une personne mais la musique. C’était super spécial. La raison pour laquelle c’est encore plus personnel maintenant c’est parce qu’avec mon premier EP, si tu produis toi-même, tu passes toute la journée à travailler dessus donc presqu’à chaque fois que j’écrivais une chanson triste, je ne la finissais pas. Je ne pouvais pas la finir car c’était une journée entière à devoir confronter douloureusement mes peines. Mais quand quelqu’un d’autre la produit, ou du moins quand quelqu’un travaille avec moi, j’écris des chansons très rapidement, en moins de trente minutes à chaque fois. J’écris mes chansons en mettant toutes mes pensées par écrit, même : « Je suis en train de boire du café, là tout de suite », même ces pensées-là, et je les transforme en chansons. Et après, surtout avec mon prochain EP, presque chaque enregistrement s’est fait en une ou deux prises. Aussi, il y a très peu de voix additionnelles et de choeurs, alors que dans mon premier EP, il y en avait beaucoup car les chansons sont tristes mais ne sonnent pas tristes à l’oreille. 
Il y a une chanson en particulier dans mon prochain EP, enregistrée en une seule prise, la fin était improvisée et je l’ai envoyée à la famille. Je ne leur envoie jamais ma musique mais je voulais qu’ils entendent comment je me sentais. Et quand mon frère l’a écouté avant d’aller à la fac et il s’est mis à pleurer, beaucoup, il n’arrivait plus à s’arrêter. Il est allé dans sa chambre et a joué au piano pendant une demi-heure, non stop, que des mélodies super tristes. Et il a dit à ma mère : « Elle s’est toujours sentie comme ça, je ne veux pas que ma soeur se sente comme ça » et c’était trop mignon et trop beau, parce que c’était une seule prise, et tu pouvais tout entendre dans cette prise. Si je pouvais personnifier une chanson, ça serait l’un de mes meilleurs amis. Tu peux parler à des gens à propos de comment tu te sens, mais si tu te parles à toi-même et que tu enregistres et ré-écoutes, c’est comme si tu avais quelqu’un.e qui te comprenait vraiment dans ton téléphone, en tant que fichier MP3.

WWPY! : C’est beau, j’ai tellement hâte de pouvoir l’écouter! Petite parenthèse mais j’ai remarqué que ton anglais est génial. Comment ça se fait et pourquoi tu as choisi l’anglais au néerlandais pour tes chansons?
N : Merci!! C’est parce que quand j’étais enfant, tout était en anglais et quand j’allais en Suède, où habite la majorité des membres de ma famille, mes cousins se parlaient en anglais car ils parlent tous un dialecte kurde différent. Quand j’étais petite, je me sentais toujours mise à l’écart parce qu’ils parlaient une langue que je ne parlais pas. Donc j’ai commencé à parler avec eux, même s’ils avaient une vingtaine d’années et moi seulement 6 ou 7 ans. Après ça, j’ai commencé à regarder des films uniquement en anglais et à chaque fois que mon frère m’installait des nouveaux jeux vidéos sur mon ordinateur, il le faisait en anglais. Pour chaque mot que je ne comprenais pas, je devais aller lui demander ou regarder dans un dictionnaire, tu sais, à l’époque où on faisait encore ça *rires*. Aussi, au lycée pendant les 3 premières années, tous mes cours étaient en anglais. C’est pour cela que j’ai commencé à faire de la musique en anglais, ça s’est fait naturellement dès le début.

WWPY! : C’est super! Tu sais, j’ai remarqué que tu parles beaucoup de ta famille (ton frère, tes cousins, tes parents…), j’ai l’impression que celle-ci est très importante pour toi. J’ai lu que tu as des parents conservateurs, qui n’étaient pas vraiment pour que tu poursuives une carrière dans la musique au départ. Surtout étant donné que ce n’est vraiment pas facile, surtout pour une jeune femme…

N : Oui, ce n’est pas la voie la plus simple mais c’était surtout une histoire de honte. Je pense qu’il y a un gros fossé culturel entre ma culture et la culture occidentale.

WWPY! : Est ce que tu as déjà douté de toi et voulu faire plaisir à tes parents au lieu de faire ce que tu voulais réellement?
N : Jamais!! Une grosse partie de l’histoire c’est que, la raison pour laquelle j’obéissais à mes parents, c’est parce que je devais habiter chez eux. Et si je faisais quelques compromis, j’obtenais une petite partie de ce que je voulais. Je savais qu’après quelques temps, les gens s’habituent, donc peut-être qu’au départ je n’avais le droit que de faire qu’un petit pas de bébé, mais après ils se sont habitués à ce petit pas et j’ai pu en faire un autre et ils se sont habitués et j’en ai fait encore un autre et ainsi de suite… Et maintenant j’ai 20 ans et je suis à Paris et mes parents ne sont pas avec moi. Il y a quelques années, ça aurait été impossible. Je n’aurais jamais cru que ça arriverait un jour. Ma meilleure amie m’a dit : « Ça ne va jamais arriver pour des filles comme nous » et encore aujourd’hui, elle m’appelle parfois et elle est presque en pleurs et me dit : « je ne comprends pas, comment tout ceci a pu se passer, c’est fou, tu es en train de faire ce qu’on aurait jamais pensé être possible! » et oui, c’est vrai, et ils me soutiennent parce que j’ai tout fait petit à petit, j’ai eu la patience.

WWPY! : Oui, et peut-être que tu leur as montré qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter.
N : Il y a beaucoup à s’inquiéter! Cette industrie est horrible. Mais avant, j’étais totalement renfermée sur moi-même, je ne parlais pas du tout à la maison, c’était mon mécanisme d’auto-défense. Maintenant j’ai appris, je parle beaucoup, je leur dis tout. Disons qu’un concert s’est mal passé, au lieu de leur dire que tout s’est bien déroulé afin qu’ils continuent à me soutenir, je leur dis la vérité. Je suis honnête à propos de tout et quand je dis que ça s’est super bien passé, ils me croient. Tu fais plus confiance à autrui s’il est honnête à 100% à propos des choses qu’il confie. Je pense que c’est quelque chose de très important que j’ai appris au fil des années : dire à mes parents comment je me sens. Au départ ils ne comprendront pas, parfois même ils s’énerveront car ils se sentent frustrés de ne pas pouvoir changer certaines choses pour toi. Mais finalement, tout le monde apprend à accepter tout ça et à s’y habituer.

WWPY! : Pendant qu’on est sur le sujet, je voulais savoir : en tant que femme de couleur, est-ce-que tu as l’impression que tu dois être un modèle pour les autres jeunes filles de couleur qui n’arrivent pas à s’identifier aux personnes dans les médias ?
N : Oui, pour sûr! Je me suis toujours sentie assez seule. Mes parents me disaient toujours: « nomme une seule autre artiste qui vient du même endroit que toi et qui fait la même chose » et je ne trouvais personne. Peut-être qu’il y en a, mais je ne les connaissais pas et quand j’en trouvais, elles en avaient tellement marre de leur culture qu’elles allaient aux antipodes. Elles se dénudaient dans leurs clips ou des trucs comme ça, ce qui n’est pas du tout un problème, mais ma culture n’est pas vraiment en accord avec ça. La raison pour laquelle je ne fais pas cela, ce n’est pas uniquement par rapport à ma culture, c’est juste que c’est quelque chose avec lequel j’ai grandi. Mais d’après moi, peu importe ce que tu veux porter, tout est ok tant que tu le fais parce que t’as envie de le faire. J’ai l’impression que si tu caches ton corps seulement pour éviter la nudité, c’est assez terrible. Mais si tu le fais parce que tu n’as juste pas envie de te dénuder, alors ça va. Ça ne fait pas de toi une salope de montrer tes seins mais ça ne fait pas de toi une personne géniale de les montrer pour les montrer. Mais si tu le fais et que tu veux vraiment le faire, c’est mieux.
Dire que c’est de la représentation n’est pas vraiment juste car ça signifierait que tout le monde est comme moi ou que je suis tout le monde alors que tout le monde est différent. J’aime montrer mes défauts, juste pour moi-même. C’est une façon de les accepter. Quand j’ai peur de faire quelque chose, j’essaie toujours de faire de mon mieux. Quand je venais d’apprendre à jouer du ukulélé, j’en ai joué en live deux semaines plus tard, pour confronter mes peurs directement. Aujourd’hui, une review à propos de l’un de mes concerts a été publiée et ils me saluaient de ne pas avoir mis de fond de teint sur un bouton que j’avais sur ma joue. Je ne l’ai pas camouflé malgré le fait que je jouais devant une très grosse foule et qu’il y avait des caméras. Je n’y ai même pas pensé jusqu’à ce que je lise l’article. Et c’est ce que je veux. Je veux que les gens pensent que ce n’est pas quelque chose de grave parce que ça me fait beaucoup de peine. Je peux prétendre aller bien et que je m’en fiche d’avoir de l’acné et des poils mais ce n’est pas le cas! Parfois, je pense sincèrement que c’est difficile de vivre avec tout ça. Mais ça ne veut pas dire que je vais les cacher ou que je vais en avoir honte. Que ça m’affecte ne signifie pas que ça me fait honte. C’est qui je suis, c’est d’où je viens, c’est ce que je fais. Et oui, j’ai de l’acné parfois, et oui j’ai des poils super foncés mais c’est parce que je viens du Moyen-Orient. Et j’en parle fièrement dans mes chansons car ce sont des choses que personne n’a envie de dire tout haut. Du coup je me dis que si je dis dans l’une de mes chansons « mama I get hair on my arms, mama I get hair everywhere » (maman j’ai des poils sur les bras, maman j’ai des poils partout) et que tout le monde peut écouter, ça rend tout ça moins grave.

WWPY! : Oui, tu as raison. Et je pense que c’est vraiment très important, surtout parce que tu as beaucoup de fans très jeunes… D’ailleurs c’est fou cette connexion que tu as avec tes fans. Je te suis sur twitter et tu réponds aussi souvent que possible. J’ai même vu que quelqu’un t’a ramené un fanbook hier! Est-ce qu’il t’ait important de créer des liens réels avec eux?
N : J’essaie autant que je peux. Mais parfois je ne réponds pas aux messages car à certains moments j’ai l’impression que je ne peux pas. Parfois tu n’as pas de mots à partager parce que tu es vide. Je traverse parfois des périodes où je me sens un peu vide, surtout parce que j’écris, je parle et je partage tellement, parfois il ne reste plus grand chose. Donc j’essaie d’être super connectée mais quand je ne peux pas, je suis assez connectée et honnête pour leur dire que je ne peux pas. Mais pour moi, ce lien, c’est la chose la plus importante. C’est pour ça que j’aime donner des petits concerts beaucoup plus que des gros parce que je peux regarder les gens dans les yeux. Je lisais le fanbook, dans lequel il y a des lettres de plus de 40 personnes et la plupart des gens parlent de comment, pendant mes concerts, ils ont ressenti une vibe, une connexion, qu’on se regardait et qu’ils se sont sentis inspirés. Je ne savais pas que c’était ce qu’il se passait. Mais pour moi c’est exactement pareil. Je me rappelle des visages des gens, pas de tout le monde, mais il y a certains visages qui me reviennent quand je repense à certains concerts. Je vois ces gens dans ma tête là tout de suite et ces personnes m’ont donné tellement de force. En tant qu’artiste, les éloges que tu reçois n’ont pas d’importance, tu n’as pas toujours confiance en toi et tu penses parfois que tu n’es pas assez bien. Juste comme tout le monde! Que tu sois cuisinier, étudiant, journaliste, tout le monde croit qu’il n’est pas assez bien à un moment donné. Et parfois moi aussi. Parfois, quand je suis sur scène, j’ai peur d’oublier mes paroles ou que quelque chose ne se passe pas bien. Mais quand quelqu’un te sourit ou te regarde avec passion, tu as envie de le remercier. Beaucoup d’artistes disent merci à leurs fans juste par politesse mais je le pense sincèrement. Je suis sincèrement reconnaissante quand les gens me regardent dans les yeux et me donnent l’impression que je peux y arriver. J’en ai besoin autant que n’importe qui. Je pense que même les grandes stars comme Dua Lipa en ont besoin. On en a tous besoin.

WWPY! : Oui, je comprends totalement ce que tu veux dire. Et je trouve que c’est génial que tu sois aussi ouverte à propos de tout ça et que tu partages autant. J’ai vu beaucoup de très gros artistes qui ne regardaient même pas leur public dans les yeux!
N : Je pense que c’est de la peur! C’est quelque chose que je comprends. J’ai fait cinq concerts en un court laps de temps et je me dis déjà : « merde, mes paroles n’ont plus la même signification pour moi, parce que je les ai tellement chantées que c’est devenu automatique ». Et c’est quelque chose qui me rend toujours très triste car ça me laisse l’impression que je n’ai pas donné le meilleur de moi aux gens. Et je pense que c’est important de donner le meilleur de soi car ma musique c’est littéralement ma personnalité, mes souvenirs, et les choses que j’ai traversées transformées en sons afin d’être écoutés et, avec un peu de chance, ressenties par des gens. Tu peux entendre de la musique mais ça ne veut pas dire que tu vas écouter. Tu peux entendre des choses mais ça ne veut pas dire que tu vas les ressentir. Si je ne les ressens pas, la foule ne peut pas les ressentir non plus. Hier, quelques articles ont été publiés sur un de mes concerts et c’était drôle à lire car il y en avait un qui disait « ce n’était pas parfait » et un autre qui disait « ce n’était pas parfait et c’est pour ça que c’était parfait ». Il y avait une personne qui parlait du fait que c’était super parce qu’il y avait une dimension réaliste et une autre personne qui parlait du fait qu’elle ne me donnera pas 5 étoiles car ce n’était pas parfait.

WWPY! : Oui et j’ai l’impression qu’aujourd’hui les gens s’attendent toujours à des grosses productions, à des shows fous et gigantesques alors que parfois ce n’est pas ce qui compte réellement. Personnellement, j’apprécie beaucoup les plus petits concerts, quelques musiciens et cette connexion réelle dont on parlait parce que c’est là où je ressens une réelle magie, tu vois?
N : Oui, je sais! Et parfois j’ai peur de devenir plus connue, je n’ai pas envie, j’ai envie de continuer à faire ça. Je n’ai aucune idée de combien de personnes vont venir ce soir. Peut-être qu’il y aura 5 personnes, ou peut-être 20, ou peut-être un peu plus mais j’ai l’impression que ça va être un de mes concerts les plus amusants.

WWPY! : Je ramène des amis, ne t’en fais pas!!
N : Oh, trop cool, il y aura plus de deux personnes!

WWPY! : Alors, il y a une question que nous posons toujours à We Will Punk You: est-ce que tu écoutes des artistes qui ne chantent pas en anglais et plus particulièrement des artistes francophones?
N : Je pourrais être basique et dire Stromae mais dans la voiture on a écouté Romeo Elvis et il est super cool. Il y a aussi un autre artiste dont je ne connais pas le nom qui fait de la musique brésilienne super cool. En vrai, j’écoutais beaucoup d’artistes français quand j’étais à l’école, parce que j’aimais bien écouter de la musique en révisant mais je ne voulais pas comprendre la langue afin de ne pas me concentrer sur les paroles donc j’écoutais beaucoup de rap français.

WWPY! : Oh c’est cool! J’ai une dernière question pour conclure: si quelqu’un découvrait ta musique à travers cette interview, quelle est la première chanson que tu voudrais qu’ils aillent écouter?
N : Oh, c’est une super question! Je suppose que j’aimerais qu’ils écoutent Pretty. On s’attendrait à ce que je réponde Words mais au niveau des paroles je voudrais que les gens écoutent Pretty.
WWPY! : Oh, c’est ma préférée! Et bien, merci beaucoup pour cette interview.

N : Merci à toi!

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Kahina Hachi
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