We Will Punk You! | Vera Blue au Pop Up du Label
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Vera Blue au Pop Up du Label

On est vendredi 7 septembre au soir et je sors de ma toute première journée de cours de l’année. Je me précipite au Pop Up du Label, une toute petite salle de concert vers la Gare de Lyon, où j’arrive à 20h.

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Si je suis aussi impatiente, c’est parce que l’australienne Vera Blue (alias Celia Pavey) y joue ce soir. Cela doit faire environ deux ans, depuis la sortie de son EP Fingertips, que je l’écoute mais c’était surtout avec le single Mended, sorti en 2017, qu’elle avait capté mon attention. Son album Perennial faisait largement partie du top 10 de mes albums préférés de l’année dernière et, voyant qu’elle n’avait pas annoncé de tournée européenne suite à la sortie de l’album, j’avais un peu perdu espoir pour un éventuel show parisien. « C’est parce qu’après la sortie de l’album, on est restés pas mal de temps en Australie où on a fait pas mal de concerts. » m’explique-t-elle alors que je lui exprimais ma surprise concernant sa venue un peu tardive. Mais peu importe, on est vendredi soir, l’excitation monte et je n’ai qu’une hâte : finalement avoir l’occasion de la voir en live.

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Le Pop Up est plein à craquer et la chaleur grimpe rapidement dans la toute petite salle. Des jeunes filles au premier rang portent du merch de la chanteuse et des familles entières sont venues la soutenir. Il y a quelque chose que je remarque immédiatement : une bonne moitié de la salle ne parle pas français et c’est, pour la majorité, des accents australiens que mon oreille reconnait. J’aperçois la setlist, composée de onze chansons, déjà scotchée au pied du micro.

Les lumières s’éteignent. C’est en tenue Gucci de la tête aux pieds que Vera Blue, accompagnée par son musicien Sammy Telford, monte sur la scène du Pop Up du Label à 21h30 tapantes, sous les acclamations du public. Bien qu’il s’agisse de sa troisième fois dans notre belle capitale, c’est son tout premier concert à Paris dans le cadre de sa tournée européenne. Leurs micros et instruments sont ornés de roses blanches et rouges. Elle commence le concert par Magazine, l’une de mes chansons préférées de Perennial, dont les paroles parlent du mode de vie superficiel et vain des célébrités, que Vera semble envier dans la chanson. Pourtant, Vera a déjà tout d’une grande star. En plus de me faire penser à elles vocalement, Vera Blue mêle la présence angélique de Florence Welch et le charisme ensorcelant de Lana Del Rey. Impossible de détourner le regard de son charme magnétique bien qu’intimidant.

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Les deux musiciens sont très versatiles et manient plusieurs instruments chacun, parfois même plusieurs en même temps, me faisant alors un peu penser au style du multi-instrumentiste Jack Garratt. Vera joue de la batterie électronique, baguettes à la main sur First Week, drum pads sur Magazine, guitare acoustique sur Said Goodbye To Your Mother, et même du tambourin sur Fingertips. Pendant ce temps, Sammy jongle entre batterie électrique, clavier et guitare électrique. La chanteuse nous explique cependant qu’elle n’est pas vraiment accoutumée à ce set-up là, étant donné qu’elle est habituellement accompagnée d’un groupe entier. Par ailleurs, elle en profite pour nous confirmer qu’elle sera de retour en France prochainement avec son groupe au complet.

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Entre chansons plus folk et acoustiques et véritable pop bangers, le public connait toutes les paroles, de toutes les chansons. Vera introduit la chanson First Week en nous expliquant que l’album Perennial a été écrit alors qu’elle avait le cœur brisé et qu’elle traversait une mauvaise période : « L’album parle de se connaitre soi-même, d’apprendre sur soi et se rendre compte qu’on est plus fort.e qu’on ne l’était auparavant. La première chanson que j’ai écrite pour l’album a été écrite une semaine après la séparation et c’était une semaine un peu merdique où je pensais que je n’allais jamais pouvoir traverser cette mauvaise passe. » Un album qui tourne donc autour des thématiques de la guérison, de l’indépendance féminine et l’affirmation de soi, comme en témoignent les singles Regular Touch et Lady Powers, deux des chansons les plus fortes de l’album. Chose que Vera Blue sait très bien, étant donné qu’elle décide de frapper fort et garder le meilleur pour la fin en les interprétant en tout dernier.

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Le public est conquis, et moi de-même. Vera Blue a réussi, en 45 petites minutes seulement, à nous faire rentrer dans son univers. Cela valait largement les deux ans d’attente, le délai entre la sortie de l’album et la tournée et courir dans la ligne 9 pour ne pas rater l’ouverture des portes. Je n’ai maintenant plus qu’une hâte : qu’elle revienne avec son groupe comme promis.

[Setlist complète : Magazine, Fingertips, Settle, Overachiever, First Week, Private, Said Goodbye to Your Mother, Hold, Mended, Regular Touch, Lady Powers.]

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Kahi
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