We Will Punk You! | Black Peaks + Tusky + The Prestige au Gibus
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Black Peaks + Tusky + The Prestige au Gibus

Le 5 Octobre dernier Black Peaks sortaient leur nouvel et excellent album intitulé All that Divides. Soit 2 ans après le premier opus Statues qui leur a permis de tourner avec des groupes comme Architects, A Perfect Circle, Prophet of Rage ou encore Marmozets, ainsi que d’être nominé au célèbre Heavy Music Award de 2017 comme « révélation de l’année » et « meilleur groupe anglais ». C’est donc avec impatience que nous attendions de retrouver le quatuor venu de Brighton sur scène, et c’est dans un Gibus bien rempli que nous débarquons pour assister à cette soirée qui s’annonce donc Heavy.

C’est le combo Parisien de The Prestige qui ouvre donc à domicile ce soir. A la différence de certaines premières parties, le groupe commence son set avec confiance. Il faut dire que depuis 2009 le groupe à déjà pas mal tourné. C’est un show énergique et envoutant que nous propose comme à son habitude le groupe. S’il y a une chose qui marque les esprits lorsqu’ils jouent, c’est leur manière de vivre leur musique. Chaque membre du groupe est habité par ce qu’il se passe, c’est encore plus frappant quand on regarde Alex (Chant et guitare) qui semble totalement transporté par ses textes et y mets toute l’énergie et nous transporte totalement dans l’univers somme toute assez sombre du groupe. En effet, le dernier album (Amer sorti en 2015) a été inspiré par la vie parisienne. Loin des clichés de la ville lumière, c’est un Paris sombre et presque oppressant que décrit le groupe. Et c’est bien ce qu’il retranscrit sur scène, une énergie débordante appuyée par de gros riff de guitare et ponctuée par des breakdown et parties beaucoup plus sombres. Ces harmonies et changements de rythme entre les morceaux représentent bien l’univers du groupe. Certains morceaux ont même des parties très épurées avec essentiellement du chant et de la guitare ambiante, vous embarquant pour une histoire avant de vous ramener sur terre avec des parties beaucoup plus rythmées et saturées. C’est donc tout un voyage que propose le groupe sur scène, au delà de l’énergie on comprend pourquoi The Prestige se présente comme faisant du Alternative Hardcore. Même si ce coté alternatif pourrait en dérouter plus d’un, une chose mettra tout le monde d’accord : c’est un groupe taillé pour le live.

 

Après ce beau voyage Hardcore que nous ont proposé les Parisiens, c’est au tour de Tusky, tout droit venu d’une charmante bourgade appelée Alblasserdam au Pays-Bas. Niveau line-up, et c’est assez anecdotique pour le mentionner : nous retrouvons les anciens guitaristes de John Coffey, Alfred van Luttikhuizen et Christoffer van Teijlingen (qui officie ici à la basse); la seconde guitare étant assurée par Sjors Bompa qui n’est autre que l’ancien technicien guitare d’Alfred et Christoffer à l’époque de John Coffey. A la batterie nous retrouvons Bas Allein Richir qui lui n’a rien a voir avec John Coffey. Maintenant que vous avez passés 5 minutes à essayer de prononcer les noms de ces personnes et de comprendre qui est qui, parlons de leur set en lui même. Dès les premières notes, Tusky vous donne envie de (re)sortir votre planche à roulettes et d’aller rider, car oui ce que le quatuor propose, c’est un bon punk rock de skatepark. Tant par l’énergie que dégagent les gars sur scène que par leur compos issues de leur album Rated Gnar, sorti en Mars. On sent que le public (désormais plus nombreux qu’à notre arrivée) est un peu plus emballé par le set des hollandais, puisque globalement il y a autant d’énergie dans la salle que sur scène. Le groupe s’amuse sur scène et ça se voit : il faut dire que le Punk Rock que propose le groupe porte au défoulement et à l’amusement. Musicalement, les compos sont bien construites, efficaces, c’est innovant et rafraichissant. Si vous aimez le Punk alors on vous recommande d’aller écouter l’album de Tusky de ce pas! C’est après un set assez court, qui nous donne envie de retourner voir Tusky lors de leur prochain passage, que le groupe quitte la scène. 

 

Après un changement de plateau assez rapide, l’ambiance se tamise et c’est à coups de laser rouge et de fumée que les anglais rentrent sur scène. Tout de suite, le public est beaucoup plus communicatif et bruyant que pour les premières parties et montre bien la raison pour laquelle ils sont venus ce soir : Black Peaks ! Will Gardner (chant) rentre sur scène un peu après ses camarades pour entamer la première chanson. Il n’en fallait pas plus au public pour lancer les premiers pogos. Pour ceux qui ont déjà vu Black Peaks en live, s’il y a bien une chose frappante avec ce groupe, c’est notamment le chanteur qui, en plus d’avoir une moustache qui fait des envieux, a surtout une voix surpuissante allant d’un cri assez grave pour lequel il ne semble même pas forcer à des envolées de chant clair aiguë. Serait-ce là la marque de fabrique du groupe ? Cela serait réducteur et injuste de s’arrêter  à ce critère, car au delà de l’énergie que dégage le groupe sur scène c’est surtout un ensemble d’harmonies qui viennent se renforcer et créer ce qu’est le son de Black Peaks. En live le groupe est assez communicatif avec son public, et visiblement heureux de voir une salle aussi remplie d’après les dires du chanteur. On assistera à un très bel échange d’énergie entre le public et le groupe, beaucoup de personnes connaissant visiblement les paroles du groupes et Will aura l’occasion de le constater à de nombreuses reprises lorsqu’il s’approche du public, ce dernier se rapprochant du chanteur pour crier avec lui. Visiblement, Paris aime Black Peaks et a envie de lui faire savoir ce soir ! Le set mêle anciennes et nouvelles chansons et il faut avouer que leur setlist ne manque pas de cohérence : tout s’enchaine à merveille. C’est sur cette belle symbiose que s’achève le concert.

 

[Setlist complète : Can’t Sleep, The Midnight Sun, Electric Fires, Crooks, Saviour, Eternal Light, Aether, Say You Will, Glass Built Castles, Fate I & II, Home.]

Jeb Bénard
Jean-Baptiste Bénard
contact@jbenard.fr

J'aime le pop-punk, le skate, le rap québecquois et mettre mes casquette à l'envers. Bref je suis un cliché improbable, mais je suis avant tout un eternel emo on the inside qui écoute Creeper en boucle. Mon album favoris? The Black Parade