We Will Punk You! | La Dispute + Milk Teeth + Petrol Girls au Trabendo
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La Dispute + Milk Teeth + Petrol Girls au Trabendo

Après quelques mois d’attente, le concert parisien de La Dispute se présente enfin à nous. Les américains s’accompagnent de deux groupes au punk engagé avec Milk Teeth et Petrol Girls. Trio diversifié pour une soirée riche en émotion et en énergie.

Petrol Girls

La soirée débute sur une note de punk avec les anglais de Petrol Girls. Mené par une chanteuse on ne peut plus énergique, le set prend vraiment de son ampleur après deux chansons. Le show est à la fois porté par des chansons engagées que par les discours même des membres du groupe : dénonciation des problèmes sociétaux, du sexisme, de l’homophobie, de la transphobie… La constante lutte se fait ressentir à travers les mots, mais également à travers les paroles poussées par le groupe.

En une vingtaine de minutes, Petrol Girls arrivent à nous faire ressentir l’essence de leur groupe. La musicalité punk se montre peut-être éloignée du public de La Dispute, mais les idées militantes et féministes n’en sont qu’acceptées et criées par tous. C’est un espace safe pour chacun qui est ouvert en ce début de soirée, nous menant dans une ambiance entraînante et vivante.

Milk Teeth

Après un premier set puissant, on se tient en haleine de découvrir le prochain set, mené par la bassiste et chanteuse. C’est un nouveau set punk qui se présente, avec des idées semblables à Petrol Girls. Le climat sociétal se fait bien ressentir pendant ces deux sets. Le public se montre toujours aussi adhérant avec ces idées.

On se sent cependant un peu délaissé par la performance musicale. Si certains titres font danser et chantonner le Trabendo, l’énergie générale n’est pas aussi importante qu’on aurait pu l’espérer. On se demande où est-ce que ce manque d’attention provient. La chaleur étouffante de la salle n’en est sans doute pas une raison exclue. On saluera tout de même la performance sans relâche du groupe.

La Dispute

C’est un concert émotionnel qui s’annonce ! La Dispute arrivent sur scène sous la douce mélodie de Rose Quartz avant d’enchaîner avec Fulton Street I : deux nouveaux titres tirés de leur tout récent album, Panorama. L’ambiance se pose sous des notes douces qui enchantent la salle bien remplie du Trabendo. Dès le premier drop de cette dernière, le public est dans une osmose parfaite. Tous les corps et voix sont en total synchronicité. L’expérience en est à couper le souffle, on ne peut qu’en obtenir des frissons. Le spoken word ne semblant pas être un grand fort du public français, le corps devient alors le plus beau moyen d’expression de ces premiers titres.

L’ambiance émotionnelle s’intensifie au rythme du prochain titre d’autant plus puissant et énergique. On aurait pu s’attendre à un concert avec une foule bercée par les mélodies du groupe. Mais au contraire, les pogos commencent pour ouvrir un espace d’expression des spectateurs. Ceux-ci ne vont finalement pas s’arrêter le long du concert, notamment sur les titres tel que The Castle Builders ou Harder Harmonies où l’énergie est à son summum. Au final, les titres studios de La Dispute prennent une toute autre ampleur en live. Les émotions en sont décuplées, de même que l’énergie que celles-ci dégagent.

Le concert se déroule sous une grande magie grâce aux notes parfaitement contées par Jordan Dreyer. Sa voix rauque aux mots blessés prouvent d’une sincérité qui se fait ressentir dans nos coeurs, à chaque poèmes narrés. Sa place de story-teller ne l’empêche pas de donner un show intense et en connexion directe avec son public. Celui-ci prend un grand plaisir à diriger son micro vers des membres du public afin que ceux-ci racontent l’histoire à leur tour. Et si cela ne lui suffit pas, il descendra dans la fosse afin d’être d’autant plus proche de son public.

La setlist présente les différentes facettes du groupes, tout en faisant passer son public par toutes les émotions possibles. De balades aux sons qui nous font plutôt danser comme Footsteps At The Pond, au besoin de crier sur Sad Prayers for Guilty Bodies ou pogoter sur Stay Happy There. La sensibilité est à l’honneur sur ce concert, même si les sons les plus angéliques, notamment du dernier album, semblent quelque peu délaissés pour proposer un live énergique et fort.

Un concert de La Dispute est le synonyme même de se prendre une claque dans la gueule. L’amour porté pour les sons en studios ne semble rien par rapport à l’expérience live du groupe. Les poèmes prennent une ampleur unique. Tout ce qu’on attend aujourd’hui, c’est leur retour dans notre belle capitale le plus rapidement possible !

Retrouvez les photos prises lors du concert dans notre galerie !

Diane Houziaux
Diane Houziaux
diane.houziaux@hotmail.fr

Ma vie actuelle se résume à écouter le dernier album de Trash Boat, Crown Shyness, 12 fois par jour. Entre temps, je pars dans d'autres pays voir Knuckle Puck.