We Will Punk You! | Aly & AJ + Audrey à La Maroquinerie
3066
post-template-default,single,single-post,postid-3066,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-theme-ver-17.2,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.6,vc_responsive,elementor-default

Aly & AJ + Audrey à La Maroquinerie

Revenu sur le devant de la scène musicale en 2017 après 10 ans d’absence, le duo Aly & AJ était de passage le 16 juillet dans notre capitale pour plonger La Maroquinerie dans les années 80 avec une synthpop bien singulière !

Audrey

Avant de laisser place à notre duo féminin tant attendu, c’est l’artiste Audrey qui entre en scène, dont on découvrira le monde aujourd’hui. Ambiance sobre, contrastée par une chanteuse paillettée. Si certains membres du public osent pousser la chansonnette, la foule semble très calme, presque passive, face à la voix perçante de celle-ci. La chanteuse nous introduit à son univers de chansons pop, aux paroles personnelles. Si elle sait nous faire quelque peu ressentir ce qu’elle énonce en chanson, associée à ses pas de danse, la simplicité et répétitions des sons ne nous embarquent pas. Elle n’hésite cependant pas à aller chercher son public par la parole, par les gestes tout en assurant un petit point promotion en nous informant de ses réseaux sociaux et en jetant du merch dans la foule, ce qui en réjouit plus d’un. Audrey semble vouloir s’affirmer dans les codes de la pop star en éveil, mais pour qui le cadre de La Maroquinerie et en ouverture d’un concert de synthpop ne se prête peu. On applaudira tout de même la jeune femme, ainsi que sa détermination à faire adhérer le public, même si WWPY! en est resté détaché.

Aly & AJ

Aly & AJ à la Maroquinerie, Paris – 16 Juillet 2019 / © Nina Richard

Si les fans de Aly & AJ (Aly et AJ Michalka) ont été patients pendant ces longues années, les trente minutes qui séparent la première partie et l’arrivée de notre duo de sœurs favori semble interminable. Les lumières s’éteignent et l’euphorie prend rapidement place dans la foule mixte. Les deux premiers musiciens entrent en scène, avant que la lumière ne s’allume sur le duo, remplissant La Maroquinerie d’une excitation sans nom. Sans plus attendre, les premières notes du tout nouveau son, Church, retentissent, en synchronicité parfaite avec les chants des membres du public. Le duo qui semblait tenir une part de sa notoriété de sa période Disney Channel, prouve que son public est tout aussi présent et conquis par les projets actuels. La foule est envoûtée par ce premier titre, autant que celui qui s’en suivra, I Know, tiré de Ten Years, le premier EP depuis le retour du groupe.

Le prochain son sera Closure, de leur album Insomniatic, datant de 2007. Il semblerait que la foule ne soit pas grande connaisseuse de cet ancien titre, même si on reconnait certains amateurs qui n’hésiteront pas à en crier les paroles. On apprécie tout de même que les années précédentes ne soient pas délaissées, ce qui permet d’autant plus de voir l’évolution musicale et vocale de Aly et AJ. En effet, cette musique marque un point de séparation entre les ères, avec un passé plus pop rock aux voix moins réfléchies, contrairement aux chansons suivantes et plus récentes, With You et Star Maps. Ces derniers titres permettent d’adoucir et de rendre la voix de AJ encore plus angélique qu’elle ne l’était, d’autant plus en live. Aly gardera sa voix unique, rauque et toujours aussi pénétrante. On notera cependant qu’en ce début de concert, nous nous demandions pas si cette dernière ait perdu de son souffle en cette fin de tournée. Notre inquiétude prend fin lorsqu’elle arrête un instant le show pour régler un problème de retour d’oreillette. Cet instant de peur se transforme en moment de rire et de joie par les blagues, avec une soit-disant « présence d’aliens dans son oreillette« . La simplicité et sincérité de Aly et AJ nous réchauffent le cœur et offrent un moment de complicité entre musiciens et public dont on se souviendra.

Aly Michalka à la Maroquinerie, Paris – 16 Juillet 2019 / © Nina Richard

La setlist permet bien de traverser les ères même si les chansons post-hiatus sont majoritaires, ce qui ne semble pas déranger le public. Bien au contraire, les trois chansons suivantes, The Distance, Don’t Go Changing et Promises se prouvent comme grandes favorites. Les voix des artistes et du public se confondent, les pas de danses s’en suivent de chaque côté. Comme l’énonce AJ, c’est autant le public que les musiciens qui font le concert. C’est la relation entre les deux qui permet d’avoir cette atmosphère unique de célébration de la musique. Ces trois titres permettent le mouvement et le chant, ainsi qu’une identification émotionnelle, décuplée dans l’instant du concert, où chaque individus ressent à sa manière, mais ensemble.

Good Love permet également cette identification, pour laquelle AJ se lance dans une discours où l’amour dépasse toutes les frontières, discours acclamé par le public. Le concert continue sous cette ambiance de sérénité, de bonheur et de convivialité sous les sons 80’s du duo. Jusqu’à Like Whoa, un des anciens titres phares du groupe qu’elles énoncent comme une chanson qu’elles n’aimaient plus jouer, jusqu’à très récemment, grâce aux réponses positives des foules qui rendent l’expérience des artistes gratifiantes. Après une euphorie générale, c’est au titre qui a ramené Aly & AJ vers la musique, Take Me, de générer les chants et cris du public, avant d’en venir à la dernière chanson, Rush, qui se place également comme hymne des anciennes musiques du groupe.

AJ Michalka à la Maroquinerie, Paris, 16 Juillet 2019 / © Nina Richard

Après cette première heure excellemment menée par le duo, accompagné de deux autres musiciens, le concert marque sa « fin », plongeant la salle dans l’ombre et dans une ambiance insoutenable. Le public est loin d’être épuisé, malgré les danses et le chant qui ne se sont jamais estompés. C’est alors que le show reprend de son cours pour un rappel de 4 chansons, démarrant par une cover de Slow Burn, de Kacey Musgraves, qui fait non seulement chavirer notre cœur, mais probablement celui de la salle entière. Les voix des deux chanteuses se prêtent parfaitement, notamment celle de Aly qui par son mélange de douceur et de teneur parfaitement modulée, transporte son public dans un autre monde. Sous cette atmosphère posée sont jouées No One et Sanctuary, pour ensuite terminer le set sur la fameuse, et « celle qu’on a attendu tout le set » selon AJ, Potential Breakup Song. Titre le plus connu du groupe et vrai hymne pour les fans depuis leur plus jeune âge. Aly et AJ laissent place au fun et à une performance plus relâchée, qui emporte son public dans une excitation à son summum.

Après un show aussi emportant émotionnellement que physiquement, on a hâte que l’expérience se renouvelle dans notre pays avec le duo complémentaire vocalement qu’est Aly & AJ, et retrouver une nouvelle fois en live leur monde musical bien singulier et qui leur appartient parfaitement. En tout cas, on n’y manquera pas !

Aly & AJ Michalka à la Maroquinerie, Paris, 16 Juillet 2019 / © Nina Richard
Diane Houziaux
Diane Houziaux
diane.houziaux@hotmail.fr

Ma vie actuelle se résume à écouter le dernier album de Trash Boat, Crown Shyness, 12 fois par jour. Entre temps, je pars dans d'autres pays voir Knuckle Puck.