We Will Punk You! | Amber Run + Fatherson à La Maroquinerie
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Amber Run + Fatherson à La Maroquinerie

Cela faisait déjà deux ans que les fans d’Amber Run attendaient le retour des anglais. Ils étaient de passage à La Maroquinerie ce 21 septembre pour présenter leur dernier opus : Philophobia ! On revient sur cette soirée hypnotique et riche en émotions.

Fatherson

Les écossais de Fatherson ouvrent la soirée avec un set on-ne-peut-plus réussi. Si leur monde musical semble se rapprocher de celui d’Amber Run, il en semble davantage facile d’atteindre l’attention du public et d’accrocher ce dernier. C’est alors chose accomplie pour le groupe qui prouve d’un set énergique qui laisse place à la danse chez certains, aux battements de pieds chez d’autres. La salle est déjà bien remplie pour leur passage. Il aurait été un réel gâchis de rater cette performance accrocheuse, presque hypnotique. S’il nous semblait impossible de détacher notre écoute de ceux-ci grâce à leur instrumentalité balançant entre le doux et le dur, c’est également la voix du chanteur, Ross Leighton, qui nous transperce.

Le groupe se montre comme une addition parfaite à cette soirée avec une esthétique qui leur semble très propre, mais également proche d’Amber Run. Ce fut notre première écoute du groupe, mais certainement pas la dernière. On sort du set totalement conquis, dans l’impatience de pouvoir réécouter avec grande attention le travail du groupe. Et davantage encore, on attend déjà la prochaine venue du groupe dans notre capitale : est-ce qu’il existe une meilleure preuve de notre conviction face à Fatherson ?

Amber Run

L’heure est enfin arrivée de découvrir le trio tant attendu sur scène ! Le show ouvre sur des notes de piano qui nous sont familières… Il s’agit de la partie introductrice de leur dernier single, Neon Circus, mais qu’on découvre également aujourd’hui en ouverture de leur album, Philophobia. Tant bien cette partie est riche en émotions sous la douceur et force que prouve ce passage, on se prépare déjà à un changement d’ambiance avec le début de ladite chanson, qui montre l’aspect le plus rock énergique de Amber Run. C’est sur cette note dynamique que se déroule la première partie du concert. En effet, le groupe enchaîne avec Just My Soul Responding et Insomniatic qui permettent d’engager le public à bouger et vivre intensément physiquement les chansons.

Une légère « pause » prendra place avec Stranger et Fickle Game qui proposent davantage une expérience interne et émotionnelle chez le public, qui montre beaucoup moins son ressenti, au point, de ne pas forcément chanter en compagnie du groupe. On entendra retentir quelques paroles aux quatre coins de la salle, mais il est vrai que les chants se font très restreints, ou très atténués lors du set. C’est à la fois la force et l’unicité que prouvent Amber Run : la portée des chansons est très émotionnelle et personnelle, et semble davantage intériorisée. C’est pour cela que sur d’autres chansons telles que Pilot qui donne des airs digne de danses extravagantes ou de sauts jusqu’à en toucher le plafond, ne sera pas exprimée de la même manière par les différents membres de la foule.

C’est sous cette même ambiance que le groupe présente une chanson inédite, No One Gets Out Alive, tirée de leur dernier album, Philophobia qui n’est sorti que le 27 septembre, et dont le public n’en avait jamais entendu les notes. C’est alors une écoute plus attentive qui règne dans la salle. Et on ne capte aucun visage déçu ! Le groupe mélange une facette sombre et douce à un rock plus dur, et on ne peut qu’être impressionné par cette collision parfaite !

Après autant d’énergie rock impressionnante, le set se tourne désormais du côté plus triste et émotionnel de leur monde musical. L’enchaînement de Dark Bloom, Affection, Amen et 5AM emporte le public dans une ambiance très sensible, où chaque maux du chanteur, Joe Keogh, se fait ressentir. Et dont les musiques semblent vivre dans chacun des présents, qui le prouvent d’un silence peu commun – les chants de foule sont atténués. Des larmes sont observables, alors que d’autres visages sont plutôt émerveillés par cette ambiance à fois chaleureuse et brute. Le public semble enfin ne fait qu’un à travers ce passage.

Cette ambiance toute particulière s’achève sous les mots du chanteur qui nous annonce que la partie dépressive du concert est terminée. C’est alors que le groupe enchaîne avec un nouveau single, également tiré du tout nouvel album, Carousel, déjà sorti à ce jour, ce qui laisse place à certains cris de paroles de la part des fans lors du refrain entraînant. C’est un autre nouveau titre qui s’en suit, What Could Be As Lonely As Love, qui se présente dans la lignée de Carousel en terme de sonorité et d’ambiance engagée dans cette foule hypnotisée par le groupe. Après avoir présenté ces deux titres, c’est au tour de la très ancienne, Spark, de prendre place dans le set. La chanson se placera comme celle qui a créé le plus de sing-along de tout le concert. Même si la suivante, Wastelands, se montre comme grande concurrente malgré son ambiance tout à fait différente. En effet, sans réelle tradition, le groupe est passé d’une des chansons les plus upbeat et gaie du set à une des plus douce et forte en émotion. Le set semble se terminer sur un nouveau titre, The Darkness Has A Voice, qui porte le public à des pas de danses joyeux sous des riffs de guitare puissant ainsi qu’une batterie comme on ne l’a jamais entendue chez Amber Run.

Sous l’extase qu’à procuré ce dernier titre, le rappel est incontestable (quand bien même celui-ci était bien évidemment prévu). Le groupe revient sous les tonnerres d’applaudissement où chaque membre – Joe Koegh, Tom Sperring, Henry Wyeth ainsi que leur musiciens de tournée – chantent ensemble et a cappella, la fameuse Haze. Le public suit également de chant, toujours à bas volume. Le prochain titre sera certainement le plus attendu chez certain, étant donné qu’il s’agit de la chanson la plus connue du groupe, I Found. Ici, cette même ambiance reste alors que les chants se font plus forts, ou peut-être, plus nombreux. Enfin, le concert se termine sur une note plus enjouée avec No Answers qui crée une euphorie dans le public, où des paroles se retrouvent criées par certains, notamment lors d’un bridge intense qui a causé un mouvement de foule unique lors de cette heure de concert. C’est alors une fin parfaite pour ce concert, que le public ne pourra oublier de si tôt !

Ce qu’on apprécie chez Amber Run. Cette diversité d’ambiance : qu’il s’agisse de titres plus sombres, associé à un semblant d’espoir, ou de titres davantage dynamique mais qui gardera une portée émotionnelle incontestable. Cet entre choc d’émotions dans chaque titre est d’autant plus amplifié dans un tel show. C’est pour cela qu’on ne manquera pas de revenir à leur prochaine venue, et qu’on a bien l’intention d’écouter à maintes reprises leur dernier album, Philophobia qui se présente comme l’opus le plus dynamique et le plus sombre que le groupe ait jamais créé.

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Diane Houziaux
Diane Houziaux
diane.houziaux@hotmail.fr

Ma vie actuelle se résume à écouter le dernier album de Trash Boat, Crown Shyness, 12 fois par jour. Entre temps, je pars dans d'autres pays voir Knuckle Puck.