The Faim + Normandie + Hot Milk à La Maroquinerie
3721
post-template-default,single,single-post,postid-3721,single-format-standard,bridge-core-2.0.6,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-theme-ver-19.4,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.5,vc_responsive

The Faim + Normandie + Hot Milk à La Maroquinerie

Après s’être présentés sur les ondes de radios françaises, il était temps pour The Faim de revenir sur la scène parisienne. Accompagnés de Normandie et Hot Milk, la soirée s’annonce un sacré mix de genres musicaux, mais qui vont s’accorder à merveille.

Hot Milk

La soirée ouvre sur une dose de pop punk, un peu inattendue mais c’est finalement une agréable surprise. La composition est toute aussi surprenante et c’est probablement ce qui fait une des grandes forces du quatuor anglais : c’est un duo de voix complémentaires que forment Han Mee et Jim Shaw, tous les deux également à la guitare, accompagnés d’une basse et d’une batterie suivant les basiques de la pop punk, mais avec une touche un peu plus emo. Grâce au côté upbeat et positif de leur son, la foule ne perd pas de temps à danser, sauter et répondre aux appels des deux frontmen. Il est d’autant plus agréable de voir une femme sur scène qui dégage une énergie entreprenante et confiante. On ne peut que se laisser emporter par sa voix aussi angélique que puissante. Ce compliment s’adresse aussi au deuxième vocaliste.

Avec un seul EP à leur actif, sorti cette année, la formation nous présente l’étendu de leur talent à travers 5 chansons, dont la toute récente, Candy Coated Lies, qui laisse place à certains chants dans la foule. Mais c’est tout de même les performances de Wide Awake et Are You Feeling Alive qui engagera davantage le public grâce à son refrain qui facilite les sauts et autres pas de danse. Dans la lignée des groupes tels que ROAM, Shaded ou encore Stand Atlantic, c’est un avenir bien beau qui semble s’annoncer pour Hot Milk.

Normandie

C’est un public nombreux qui s’avance vers la scène pour le set de Normandie. Et dès les premières notes, il devient clair que les suédois étaient très attendu et les fans sont présents au rendez-vous. Le groupe s’est particulièrement établi sur scène en ouvrant pour des groupes tels que Yellowcard ou Crossfaith. C’est alors étonnant de les retrouver ce soir, mais c’est l’occasion pour nous de les voir pour la première fois. Mais finalement, leur performance a du mal à nous tenir en haleine, contrairement à une bonne partie de la fosse qui semble vivre le plus beau concert de leur vie. De part leur son studio relativement heavy qui nous donne envie d’hurler et parfois de headbang, on a du mal à retrouver cette expérience en live. La voix du chanteur semble un peu étouffée et on n’y trouve pas d’explication. Et finalement, ça nous empêche un peu de nous concentrer sur la guitare qu’on aime tant sur les titres Collide ou Awakening. De manière générale, la performance se trouve être moins puissante qu’on l’espérait et rend les chansons un peu plus faibles. Alors qu’on peut l’affirmer, une fois de plus, et sans hésitation, elles sont loin de l’être en écoute studio !

En tout cas, si on a eu du mal à se mettre dedans cette fois-ci, leur performance semble tout de même combler les nombreux fans qui continuent de crier le plus fort possible les paroles de chaque chanson. De plus, le groupe n’hésite pas à engager la foule à crier, sauter, et même à crowdsurf (même si rares sont ceux qui répondent à cet appel). On passera tout de même un bon moment en leur compagnie à apprendre les paroles de Jericho et à les scander avec eux. Si on est un peu déçu de la performance vocale et de l’énergie dégagée, notre curiosité nous pousse à continuer notre écoute studio, et il est fort probable qu’on se retrouve à leur prochain concert pour étayer notre avis.

On ne va pas se mentir, on est un peu frustré face à ce set quand on considère le potentiel que le groupe prouve avec des titres puissants et entraînants ainsi que le suivi de fans qu’ils ont et qui est sans doute bien justifié !

The Faim

Après avoir bien rempli Les Etoiles en début d’année, The Faim nous donnent rendez-vous à La Maroquinerie pour un concert complet. Le groupe a toujours prouvé d’une énergie fracassante sur scène, et c’est clairement là qu’ils déploient toute l’étendue de leur talent. On en a encore eu la preuve ce soir.

Le show ouvre avec la saisissante Tongue Tied qui permet de lancer les choses sérieuses sans attendre. La chanson est d’abord portée par la guitare avant d’y ajouter la voix toujours aussi satisfaisante et impressionnante de Josh Raven. Le vocaliste se montre de plus en plus à l’aise sur scène avec une énergie naturelle et débordante et une voix qui ne peut qu’emporter la foule en l’espace de quelques secondes. Le ton posé avec cette première chanson s’étend lors des suivantes : Amelie et Beautiful Drama. Ce qui nous accroche particulièrement, c’est la section rythmique de la première qui nous donne envie de perdre tout contrôle de notre corps et se laisser aller dans des pogos, même si l’occasion ne se présente pas. Quant à la deuxième, c’est le sing along qui permet de passer un bon moment.

Après avoir fait preuve de pas de danses et d’énergie débordante lors des trois premiers titres, il est temps de reprendre un peu de son calme pour les performances de Infamous, Humans et la moins connue mais réelle pépite, Make Believe. Ces chansons sont loin d’être de simples balades. Elles portent une charge émotionnelle qui se dégage chez les quatre membres sur scène, et que la foule entière reçoit. C’est une énergie réciproque qui se décuple entre tous les membres de la salle grâce aux chants et bras qui se balancent dans les airs, associés aux lumières de téléphones qui provoquent une douce énergie, mais remplie d’émotion, de douleur et d’espoir. Cette atmosphère se voit accentuée alors que le groupe se divise en deux : seul Josh Raven, au chant, et Stevie Beerkens, au clavier, restent sur scène pour une version stripped down de Beautiful Drama. Si votre cœur a eu du mal à supporter les trois titres précédents, on n’ose pas imaginer l’état des fans inconditionnels lors de cette version brillante de la chanson. Les deux autres membres, Samuel Tye (guitare) et Linden Marissen (batteur) reviennent pour le dernier couplet, déclenchant alors la version originale, qui permet de relancer la puissance dans la salle.

Les sons plus upbeat reprennent, avec rien de moins que le premier single du groupe, Saints of the Sinners. On n’oublie pas que cette chanson a été co-écrite par Pete Wentz (Fall Out Boy) et que c’est finalement l’une de leurs chansons les plus lourdes musicalement. Il est alors temps pour la foule de devenir un peu plus folle. Et ce n’est que le début ! Le show continue avec My Heart Needs To Breathe qui est notre petite chouchoute du premier EP du groupe. Finalement, ces deux titres ne se retrouvent pas sur leur album, State of Mind, mais c’est une grande majorité de la foule qui va hurler les paroles et prendre un énorme plaisir à sauter sur le refrain de cette dernière chanson. Les chansons hors-album continuent avec des titres plus doux tel que Midland Line, Fire et When It Comes.

Après un set déjà bien mené avec 12 chansons, la 13ème reste très attendue : Summer is a Curse. C’était prévisible, mais les chants sont doublés, voir triplés dans la foule. Pas mal des présents se sont entraînés dans la voiture à écouter le quatuor à la radio, c’est ça ? Ce titre s’est placé comme un hymne dans nos cœurs pour l’été 2018, mais il vaut mieux tard que jamais pour que le groupe obtienne ce type de reconnaissance et de sing along. On pourrait s’attendre à ce que cette chanson clôture la soirée, mais non ! Buying Time prend place pour relancer un peu d’euphorie dans la foule et Josh nous fait part de ses meilleurs notes vocales. Et on espère que vous avez aussi remarqué l’aisance de Stephen sur scène qui jongle constamment entre clavier et basse. En tout cas, nous, ça nous impressionne toujours autant. Après autant d’émotions et d’étincelles dans les yeux, on n’est pas au bout de nos peines avec la chanson éponyme de leur album, State of Mind, qui va achever cette soirée de la meilleure des manières. Le titre se distingue de toutes les œuvres précédentes du groupe avec un mix de paroles sur la santé mentale qui nous touche en plein cœur, associé à des riff de guitares maîtrisés mais un peu soutenus pour nous garder en haleine. Sans mentionner le bridge, qui peut laisser penser à un nouveau calme dans la chanson, mais qui offre une réelle euphorie musicale avec une lead guitare enivrante et une voix totalement exaltante. C’est selon nous, la meilleure fin de concert que The Faim aurait pu donner. La chanson permet de rassembler tout ce à quoi le groupe tient à cœur et délivre dans leurs chansons, tout en clôturant parfaitement le panorama de carrière que le groupe a donné ce soir en jouant des chansons de leurs débuts jusqu’à aujourd’hui.

Ça fait des années que le groupe est dans notre radar et malgré les changements qu’ils ont pu connaître en tant que groupe, The Faim prennent la route des grands et on ne s’étonnerait pas de les voir enchaîner des tournées sold out bien méritées face à leurs shows plus sensationnels que jamais. Et accompagnés ce soir de Hot Milk et Normandie, la soirée s’est montré musicalement variée mais magistrale.

Photo de couverture tirée du concert de Against The Current avec The Faim en première partie.
A découvrir dans notre galerie.

Diane Houziaux
Diane Houziaux
diane.houziaux@hotmail.fr

Ma vie actuelle se résume à écouter le dernier album de Trash Boat, Crown Shyness, 12 fois par jour. Entre temps, je pars dans d'autres pays voir Knuckle Puck.