The Maine + Stand Atlantic au Trabendo
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The Maine + Stand Atlantic au Trabendo

Vendredi 21 février 2020. C’est non sans une certaine excitation que nous prenons la route du Trabendo. The Mirror Tour fait halte à Paris pour une expérience audio et visuelle immersive alors enfilez vos plus beaux vêtements de couleur jaune gold et c’est parti !

Stand Atlantic

La première partie, annoncée pour 19h30 prend du retard. L’impatience grandit et enfin les lumières s’éteignent. Stand Atlantic arrivent sur scène sous quelques acclamations. Il faut dire que le groupe australien n’est pas inconnu de la scène pop punk française – notamment pour avoir fait deux fois la première partie de State Champs à la Maroquinerie en mai 2018 et en novembre 2018 – et certains membres de l’audience sont vraisemblablement venus principalement pour les voir.

Stand Atlantic, SO36, Berlin – 9 février 2020 / © Darlène Chabrat

La formation, désormais devenue un quatuor, ouvre cette soirée avec leur titre Lavender Bones et déjà, les connaisseurs en crient les paroles. Le ton est donné et il est certain que la foule se montre beaucoup moins timide que lors du set des australiens à Berlin une semaine auparavant et ce malgré une fosse qui semble tout de même moins remplie. Le public français s’implique et cela n’en est que plus agréable – d’autant plus quand on sait qu’il a réputation à être difficile. L’énergie qui se dégage est contagieuse et les mouvements de foule se suivent. On sent une réelle motivation et de l’engagement face à la prestation de cette première partie menée par Bonnie, la chanteuse du groupe – qui, bien que malade, nous offre une très bonne performance. Quelques interactions sont échangées avec le public et, malgré un Trabendo peu rempli, la frontwoman s’accorde à dire qu’il s’agit là très probablement de leur meilleur show à Paris.

Le premier circle pit de la soirée arrive et tout s’enchaîne très vite. On découvre en live leur dernier titre Shh!, sorti quelques jours auparavant. Celui-ci suit la dynamique de la formation, commençant plutôt doucement jusqu’à l’arrivée du refrain qu’on pourrait presque qualifier d’explosif. Mais c’est une recette qui fonctionne.

Bonnie Fraser (Stand Atlantic), Le Trabendo, Paris – 21 février 2020 / © Darlène Chabrat

Quelques crowdsurfs ponctuent le set et Bonnie laisse même leurs fans démarrer la dernière chanson, Coffee At Midnight. Finalement on verra la scène envahie par les adeptes du groupe sur ce même titre – une invasion qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle qui s’était produite lors de leur concert parisien en tête d’affiche joué en avril 2019. L’engouement du public pour cette première partie est réel et c’est un vrai plaisir de voir une foule aussi motivée. 

Stand Atlantic fait son bout de chemin et quel bonheur que de voir un groupe mené par une femme sur la scène pop punk ! Si je n’avais, pour ma part pas vraiment accroché lorsque je les avais vus en 2018, je dois dire que leurs prestations sur cette tournée (tant à Berlin qu’à Paris) m’ont jusqu’à présent conquise et j’ai le sentiment qu’on n’a pas fini d’entendre parler des australiens.

Setlist: Lavender Bones, Speak Slow, Skinny Dipping, Chemicals, Shh!, Lost My Cool, Clay, Hate Me (Sometimes), Coffee at Midnight.


The Maine

La musique jouée en fond sonore par le Trabendo change tout à coup, passant d’un hymne pop punk à une musique plus douce. C’est le signal mis en place par The Maine à chaque début de concert pour indiquer que leur set va bientôt démarrer. Un décompte s’affiche sur l’écran en toile installé au milieu de la scène et l’expérience commence. 

Une introduction visuelle et sonore nous accueille (à visionner ici). Sur cette bande son, on reconnaît la voix du frontman, John O’Callaghan qui prononce quelques phrases liées aux sujets abordés dans le dernier album de The Maine alors que défilent les visages des membres au travers de morceaux de miroir brisé. Et c’est parti. Garret, Jared, John et Kennedy montent sur scène accompagnés de leur musicien de tournée, Adam Simons. On excusera l’absence du batteur Pat resté chez lui auprès de sa femme actuellement enceinte et on accueillera Andrew Stravers (du groupe Katastro), qui le remplacera pour la durée de cette tournée européenne.

John O’Callaghan (The Maine), Le Trabendo, Paris – 21 février 2020 / © Darlène Chabrat

Le concert s’ouvre sur Slip the Noose, premier titre de l’album You Are Ok et la foule donne d’ores et déjà de la voix. Un choix judicieux qui permet une entrée en matière relativement douce mais puissante, notamment lorsque le refrain est repris d’une même voix par l’assemblée.

On continue avec My Best Habit, deuxième piste et deuxième single de You Are Ok avant de repartir quelques années en arrière pour des titres plus anciens du catalogue des américains mais toujours connus du public. Impossible de nier ici la présence et le charisme du chanteur, probablement porté par la solide base musicale qui l’accompagne. Ce dernier s’implique et est complètement imprégné des paroles qu’il chante. Il émane de lui quelque chose d’incroyablement fort et envoûtant et on embarque complètement avec The Maine. Un moshpit verra même le jour sur Don’t Come Down.

On note une balance équilibrée entre chansons puissantes qui nous donnent envie de crier à plein poumons et celles qui nous font danser tout le long du set. C’est d’ailleurs avec Am I Pretty? que naît une interaction avec le public lorsqu’après le deuxième refrain, le frontman interpelle une personne de l’assemblée, l’invitant à venir au milieu de la foule pour esquisser quelques pas de danse. Si sous cette décision, on voit l’envie de partager un moment et de rendre l’espace d’un bref instant quelqu’un un peu spécial, cela n’en reste pas moins un peu maladroit. Un spectateur est donc désigné et commence alors la macarena, accompagnée par plusieurs membres de l’audience. Il n’en faut guère plus au chanteur pour entonner les paroles qui accompagnent la danse sous les sourires non dissimulés des autres musiciens présents sur scène. Même ceux qui pensaient être tranquilles en se tenant plus au fond ne sont pas oubliés et sont à leur tour invités à montrer leurs plus beaux mouvements.

Garrett Nickelsen & Jared Monaco (The Maine), Le Trabendo, Paris – 21 février 2020 / © Darlène Chabrat

Et puis, les musiciens et autres membres du groupes quittent la scène pour laisser John seul avec le public, chose qui n’a pas l’air de bien le déranger puisqu’il s’adonne à quelques blagues. Sa favorite consiste à présenter son groupe sous un autre nom et si à Berlin nous avions eu droit à Fall Out Boy ou encore Panic! at the Disco, à Paris c’est le nom de Blink-182 qui est évoqué. Il n’en faudra pas plus pour démarrer le premier couplet de l’un des titres phares du trio californien, All The Small Things. Ponctué par un « Merci. C’est l’un de nos plus grand succès. » Le moment de légèreté continue avec un jeu, déjà proposé en Allemagne. Le chanteur commence avec un ou deux mots du titre et la foule doit continuer la chanson. C’est l’incontournable All Star de Smash Mouth qui est choisi. Les paroles résonnent dans le public mais le deuxième couplet cafouille un peu et le frontman arrêtera les chants ici, demandant en rigolant si le film Shrek est arrivé jusqu’en France. Il choisit alors une personne de l’assemblée pour démarrer le jeu à son tour avec une chanson française et, sans prendre le moindre risque, cette dernière entonne la comptine Frère Jacques, reprise sans mal par le reste de la salle. Légèrement déçu que cela se soit si bien passé, l’artiste décide alors de retourner à quelque chose de plus sérieux et démarre (Un)Lost, s’accompagnant de sa seule guitare électrique. Et bien évidemment cela dévie sur une série de reprises parmi lesquelles Sk8ter Boi puis Girlfriend d’Avril Lavigne avant de nous surprendre avec le mythique Welcome to the Black Parade de My Chemical Romance

La parenthèse des reprises se clôture et on a même droit à un extrait de Raining in Paris. (Un)Lost reprend et est terminée par une fan montée sur scène pour l’occasion, avant une nouvelle transition. Notre attention est alors redirigée sur l’écran central où est diffusé un nouvel enregistrement vidéo, toujours narré par le chanteur de la formation, pendant que le groupe au complet revient sur scène pour la dernière partie de ce set.

Kennedy Brock (The Maine), Le Trabendo, Paris – 21 février 2020 / © Darlène Chabrat

Tears Won’t Cry (Shinjū) verra un circle pit se former alors qu’I Must Be Dreaming nous ramène plusieurs années en arrière, donnant à John l’occasion de blaguer de nouveau en annonçant qu’on peut les suivre sur leur page MySpace si on le désire. Black Butterflies and Déjà Vu suit et, alors que celle-ci se termine, le frontman nous explique qu’il ne reste plus que douze morceaux sur la setlist. A croire qu’il n’a pas envie que ce concert se termine et nous non plus ! La réalité est tout autre ; il ne reste plus que deux titres à jouer et pas des moindres puisqu’il s’agit de Numb Without You, premier single de You Are OK et du puissant Flowers On The Grave avant lequel sera diffusé une dernière vidéo.

La force de The Maine réside sans aucun doute dans cette espèce de bienveillance et capacité à unifier la foule tout en faisant de leurs concerts des moments festifs. C’est d’ailleurs un état d’esprit que l’on retrouve omniprésent dans leur nouvelle ère ‘You are OK’ et dans leurs publications sur les réseaux sociaux. « You are OK. If you aren’t right now, you’ll be soon. » (Tu vas bien. Si tu ne l’es pas en ce moment, tu le seras bientôt.). Et même si ce soir plusieurs chansons de leur dernier opus ont été jouées, les autres albums n’étaient pas en reste. Pioneer, Black & White, Lovely Little Lonely, American Candy, Forever Halloween, Can’t Stop Won’t Stop ont tous été représentés par le biais d’une ou plusieurs chansons. De quoi ravir les fans de longue date !

John O’Callaghan (The Maine), SO36, Berlin – 9 février 2020 / © Darlène Chabrat

Le concert s’achève en apothéose sur une note de douceur et d’émotion avec cette dernière chanson qui se termine par les paroles qui ont presque démarré ce set.  « I was on the verge of breaking down. Then you came around… » (J’étais sur le point de m’effondrer. Puis tu es venu(e).). Une jolie manière de clôturer cette performance.

Avec treize ans d’expérience derrière eux, The Maine n’a plus rien à prouver. Le groupe maîtrise à la perfection la scène et ne laisse rien au hasard que ce soit leurs tenues, les visuels ou même les couleurs des lumières durant les chansons. Tout est réfléchi et découle avec une simplicité et fluidité naturelle. Pour ma part, je ressors du Trabendo le sourire jusqu’aux oreilles, n’ayant qu’une hâte, être à samedi prochain (le 29/02) pour retourner les voir à Londres !

Setlist : Slip the Noose, My Best Habit, Like We Did (Windows Down), Inside of You, Don’t Come Down, Heaven We’re Already Here, Am I Pretty?, Fucked Up Kids, Bad Behavior, Lonely, How Do You Feel?, (Un)Lost, Tears Won’t Cry (Shinjū), I Must Be Dreaming, Lovely, Black Butterflies & Déjà Vu, Numb Without You, Flowers on the Grave.




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Darlene
Darlène
darlene-c@hotmail.fr

Mon temps se partage principalement entre concerts, voyages et équitation. Dans le pit, vous me retrouverez certainement en train de chanter des paroles plutôt approximatives et danser la macarena.