Seafret + teepee à La Maroquinerie
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Seafret + teepee à La Maroquinerie

On se donne une fois de plus rendez-vous à La Maroquinerie le 6 mars pour une soirée sold-out qui s’annonce poétique et légère grâce au duo britannique Seafret et à leur première partie, teepee. Entre romance et peine, c’est un concert rempli de sentiments qui s’est joué, et on en ressort plus émotionnés que jamais et enthousiastes à l’idée de découvrir leur second album, prévu pour le 13 mars 2020.

teepee

Tout droit venus de Prague, teepee jouent aujourd’hui pour la première fois sur la scène parisienne. Le duo est venu présenter leur dreampop, et on ne pourrait mieux définir le genre qu’avec leur performance de ce soir. Dès la première chanson, la salle remplie de La Maroquinerie semble aussi scotchée que nous. L’harmonie est parfaite entre les deux voix, féminine et masculine. Cette osmose se fait également ressentir par l’association de la guitare électrique et de la guitare acoustique des deux chanteurs, alliée aux sonorités enchanteresses du claviériste. Point bonus pour le jeu de la guitare électrique avec un archet de temps à autre. L’atmosphère de la salle est passé de l’attente à l’émerveillement en l’espace de minutes et il n’en faudra pas beaucoup plus pour être conquis. Mais le groupe ne dit pas son dernier mot, et dès la deuxième chanson, ils jouent sur l’aspect personnel de leur musique avec le titre Heavenly Gates, qui de part son discours, son poids émotionnel et sa mélodie, donne les larmes aux yeux à plus d’un d’entre nous.

teepee, La Maroquinerie, Paris – 06 mars 2020 / © Alexandrine Shenouda

Ce ton de magie sera soutenu lors de toute la performance. On apprécie autant la connexion qu’essaie d’établir la formation avec le public entre chaque chanson, en établissant un dialogue et en écoutant chaque membre du duo prendre la parole. Alors que la salle est déjà remplie à craquer, le public est en total osmose et le groupe a créé une ambiance intime et vulnérable. On se fait une joie de découvrir d’autres titres tirés de leur album Where The Ocean Breaks tel que No Reason qui est présenté comme une chanson souhaitant vaincre la binarité des genres ou encore Parallel World et sa sonorité plus upbeat. Le duo est acclamé de plus en plus au fil du set. Et les applaudissements après la dernière chanson sont au summum de l’enthousiasme. Le groupe se place au devant de la scène pour saluer le public une dernière fois, et partir sous probablement la plus grande ovation que j’ai pu entendre après une première partie. Et c’est amplement mérité.

Seafret

L’heure tant attendue de retrouver Seafret sur scène est arrivée. Le duo britannique n’est pas revenu dans notre pays depuis leur show sold out au Pop Up du Label en février 2019. Autant dire que le public est très excité à l’idée de revivre l’expérience dans une Maroquinerie sold out à son tour. Sans perdre de temps, le groupe ouvre avec leur nouvelle chanson et titre éponyme de leur nouvel album, Most of Us Are Strangers, disponible dès le 13 mars 2020. Malgré les problèmes techniques liés au son qui se font entendre, la chanson garde son poids face aux paroles discutant les apparences que chacun donne à son entourage pour éviter de discuter de ses réels ressentis. Le duo voix-guitare est aujourd’hui accompagné d’un batteur, qui sait appuyer sur ces émotions. Mais la batterie servira également à faire danser les foules, notamment sur la prochaine et nouvelle chanson, Love Won’t Let Me Leave. Certains chants se laissent entendre sur ces deux nouveaux titres, mais ils seront décuplés sur les titres déjà connus par la suite tel que Beauty on the Breeze. Les problèmes techniques sont finalement réglés, et les aller-retours des techniciens se terminent. Juste à temps pour les très attendus : Wildfire et Atlantis. Ces deux titres sont très appréciés et connus. Ils représentent à la fois les débuts du duo avec l’harmonisation parfaite entre la voix de Jack Sandman et du jeu juste et mélodieux du guitariste Harry Draper. Ces chansons résonnent comme des hymnes romantiques depuis 5 ans déjà, et restent marquées dans l’esprit et cœur des fans. Leurs chants se font ressentir et réussissent à créer un chœur qui ne peut donner que des frissons à chaque membre de la foule.

Jack Sandman (Seafret), La Maroquinerie, Paris – 06 mars 2020 / © Alexandrine Shenouda

Le ton et l’atmosphère romantique sont désormais posés. C’est alors que le duo joue un nouveau titre, encore inconnu du public : Lie to Me. L’écoute est attentive et les corps se balancent. Les chants s’ajoutent par la suite avec Loving You. Alors que la version studio varie des habitudes du groupe avec un duo piano-voix et des ajouts de violons, ici la formation propose une version voix-guitare uniquement. Le batteur s’éclipse alors le temps de quelques chansons afin de laisser le duo retourner à leurs racines, comme ils le disent. : « That’s how we started« . Ce duo prend toute son ampleur et arrive à augmenter la charge émotionnelle par la simplicité d’écoute et légèreté des titres. La voix de Jack semble sortir le plus naturellement possible, et on en est bouche bée. On ne peut également qu’applaudir la technique parfaite et très travaillée de Harry, avec la finesse de son jeu de guitare plus qu’impressionnante. Mais la délicatesse que semble prouver l’univers Seafret est liée à une partie de peine qui peut être retrouvée dans Tell Me It’s Real, notamment sous la forme de la mélancolie. Les cœurs se retrouvent lourds et ressentent la nostalgie des paroles. La douceur de la guitare, qui est tout autant à applaudir, permet de mettre en avant le storytelling apporté par Jack lors des diverses chansons. Mais cette dernière nous touche tout particulièrement. On découvre ensuite pour la première fois en live, Girl I Wish I Didn’t Know, qui lyriquement parlant, serait dans la continuité de Tell Me It’s Real.

L’introduction à leur nouvel album continue avec les titres Stay et Unbreakable. On peut vous assurer que pour une première écoute de ces chansons, l’expérience est phénoménale. La performance vocale reste époustouflante et le groupe assume une facette plus upbeat, accentuée grâce au retour de la batterie en live et un jeu de guitare qui varie de ce que l’on connait. En expérimentant davantage, la formation ne délaisse pas leur identité et ce qui fait Seafret, Seafret. Le duo précise que cet album est auto-produit et que c’était dans leur intention de faire ce qui leur plaisait, et de ne pas avoir à suivre des possibles restrictions de leur précédent label. Cette affirmation d’eux même est très applaudie par le public, et on ne peut que s’en réjouir au vu du résultat et du potentiel de ces nouveaux titres en live. Cette première introduction à leur travail nous rend d’autant plus enthousiaste à l’idée de découvrir leur album dans la semaine qui va suivre ce concert. En parlant de performance époustouflante, celle de Fall est plus que remarquable. Si sa version studio reconnait la facette plus dure de Seafret, son ampleur live est décuplée et nous fait vibrer de la tête aux pieds. L’arrangement crée une toute nouvelle ambiance où tous les corps s’agitent en rythme et détourne les chants en cris lors du refrain. Cette ambiance effrénée ne s’arrêtera pas là et continuera sur Monsters et Magnetic. Déjà connus du public, les trois titres s’enchaînent pour garder l’euphorie de la foule. Présents sur différents EP, mis à part Magnetic, ils seront tous à retrouver sur le nouvel album, ce qui prouve bien d’une facette plus ubpeat que le duo explore. Le set se termine sur Be There, un autre titre chargé d’émotions et très connu de l’audience, qui chante les paroles de plus en plus fort, tout en tapant dans les mains dans les moments de batterie appuyés.

Harry Draper (Seafret), La Maroquinerie, Paris – 06 mars 2020 / © Alexandrine Shenouda

Il semble cependant impossible de terminer ce concert sans avoir entendu la fameuse Oceans, qui a certainement valu l’explosion de notoriété du groupe à ce jour. Le duo a bien réservé celle-ci pour leur encore. Les chants sont unanimes de la part de la foule. Le refrain pousse la salle dans une osmose et une connexion de plus en plus intime entre le duo et le public se crée. L’enthousiasme reste lié à la partie de peine que fait ressentir la chanson. Mais toute personne appréciant l’univers de Seafret s’attends à être émotionné de la sorte. Aussi magique et envoûtante cette chanson soit-elle, le duo ne souhaite pas terminer son set sur une note de tristesse et conclut alors cette soirée avec une nouvelle chanson : Be My Queen. C’est l’ambiance pré-encore qui est retrouvée avec des rythmes upbeat, qui font danser le public et l’époustoufle par sa puissance musicale. Le concert se termine alors sur une note de positivité et d’enthousiasme, malgré les montagnes russes émotionnelles qu’a pu éprouver chaque membre de la foule ce soir.

Si on délaisse les problèmes techniques en début de set, c’est un parcours sans faute dont a fait preuve Seafret ce soir. De part le choix d’une première partie qui a su combler les cœurs des présents, en passant par des performances vocales et instrumentales du duo britannique à couper le souffle, tout en établissant une setlist alliant titres représentatifs du groupe et nouveautés à introduire en amont de la sortie de leur second album. Ce combo gagnant ne peut que nous tenir en haleine pour leur album, à découvrir dès le 13 mars 2020, et nous faire languir de revivre cette expérience live le plus rapidement possible.

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Diane Houziaux
Diane Houziaux
diane.houziaux@hotmail.fr

Ma vie actuelle se résume à écouter le dernier album de Trash Boat, Crown Shyness, 12 fois par jour. Entre temps, je pars dans d'autres pays voir Knuckle Puck.