Oh Wonder à L’Alhambra
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Oh Wonder à L’Alhambra

En ce jeudi 12 mars, c’est dans un contexte social particulier et un peu tendu que nous entrons dans un Alhambra compact et impatient. Même si les rassemblements de moins de 1000 personnes étaient toujours autorisés à ce moment-là, il était conseillé de prendre ses précautions : j’arrive à 20h30 afin de ne pas rester trop longtemps en contact avec le public et je me faufile sur un côté de la scène afin de garder une distance de sécurité d’un mètre avec la foule.

La situation est assez cocasse. En effet, alors que le groupe venait tout juste de sortir son nouvel album No One Else Can Wear Your Crown en Février dernier (drôle de coïncidence étant donné que “crown” se dit “corona” en Espagnol), la pandémie les oblige à annuler la majeure partie de leur tournée mondiale, s’achevant ce soir à Paris, après seulement 4 autres concerts en Europe au lieu des 22 normalement prévus.

Oh Wonder, Alhambra, Paris – 12 mars 2020 / © Alexandrine Shenouda

21h. Joséphine et Anthony montent sur scène et débutent leur show par le titre Better Now, s’achevant sur une outro autotunée, aux sonorités métalliques et électroniques. Un son qui m’avait déjà interpellée à l’écoute de l’album, ouvrant alors de nouvelles possibilités d’évolution pour le groupe. Le groupe enchaîne avec Drive, issu de leur premier album. En effet, la setlist est construite de manière à ce qu’aucun des trois albums d’Oh Wonder ne se sente mis de côté I Wish I Never Met You, nouveau single du duo, marque déjà un premier point culminant du concert. Joséphine annonce la chanson avec humour, expliquant qu’il s’agit d’un titre à propos de l’ex d’Anthony… alors que Joséphine et Anthony ont enfin officialisé l’hypothèse de leur relation amoureuse, près de cinq ans après le lancement du groupe !

Oh Wonder, Alhambra, Paris – 12 mars 2020 / © Alexandrine Shenouda

Joséphine se remémore avec nostalgie leur premier concert parisien au Pop Up Du Label, en Septembre 2015. Dans la salle, quelques fans du premier jour attestent avoir assisté au premier concert du groupe. Joséphine, toujours aussi à l’aise en français, se présente et discute pâtisseries et anecdotes de tournée… Elle parle notamment de Yves, leur musicien au prénom francophone, tout comme celui de Joséphine, ce qui fait beaucoup rire cette dernière.

Ce n’est pas la première fois que je les vois en concert, mais c’est la première fois que j’ai l’impression d’assister à un show d’une telle qualité. Des moments pop avec Heavy, Ultralife ou Lose It, où Joséphine danse sur la scène comme une véritable princesse de la pop et d’autres plus calmes, presque acoustiques, mais chargés en émotion comme le mashup du premier album Body Gold / White Blood / Plans, ou encore le sentimental In and Out Of Love. Pareillement avec leurs visuels, on assiste à un véritable évolution au niveau de la qualité de la proposition scénique. Sous le thème du digital, des images très colorées, des fonds d’écran Windows et des emojis géants semblent faire perdurer et pousser encore plus loin la lignée commencée avec leur album précédent, Ultralife.

Oh Wonder, Alhambra, Paris – 12 mars 2020 / © Alexandrine Shenouda

Juste avant le rappel, le groupe demande comment “Dust” se dit en français, en référence à leur morceau du même nom, qu’ils s’apprêtent à jouer. Le duo éclate de rire en prononçant le mot “poussière”, qui, d’après eux, ressemble étrangement au mot “pussy”. Joséphine précise par ailleurs qu’il faudrait arrêter d’employer le terme “pussy” comme une insulte… S’il y a une chose de remarquable chez ce groupe, c’est qu’il semble s’être rendu compte de l’importance d’utiliser leur plateforme comme moyen d’empowerment et de soutien aux minorités.

Toute la salle semble savoir que c’est notre dernier concert à tou.te.s, pour un long moment. Le groupe termine sur Hallelujah, message d’amour et d’espoir, que le public reprend en cœur et continue à fredonner jusqu’à la bouche du métro…

Découvrez également la galerie photo du concert de Oh Wonder, accompagnés de Dizzy !

Kahi
Kahi
hachi.kahina@gmail.com