All Time Low – Wake Up, Sunshine
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All Time Low – Wake Up, Sunshine

« Wake up, Sunshine » des mots doux que la plupart si ce n’est la majorité d’entre nous ne refuseraient pas entendre au réveil. C’est le titre du nouvel album d’All Time Low qui est sorti ce vendredi 3 avril.

Il semblerait que la question de repousser sa sortie ait été évoquée. En effet, le quatuor ayant pour habitude de faire des séances de dédicaces et autres événements pour marquer l’arrivée d’un album, il s’avère difficile de faire de telles choses en cette période de confinement. Malgré cela, les américains expliquent qu’ils n’ont pas voulu retarder l’échéance de sortie de l’opus, – ce dont nous leur en sommes reconnaissants – et ont, à la place fait les choses différemment : tour à tour, Alex, Jack, Zack ont animé des directs sur Instagram, en compagnie de leurs camarades (pas de panique, Rian est lui aussi apparu). Le groupe a interagi avec ses fans avant de leur faire découvrir une piste de l’album. Alors que Some Kind of Disaster, Sleeping In et Getaway Green avaient déjà été partagées, c’est donc Melancholy Kaleidoscope, Trouble Is et Wake Up, Sunshine qui ont été dévoilées.

L’ère des renégats est définitivement terminée. On laisse le côté rêveur et sombre ainsi que les néons de Last Young Renegade pour faire maintenant place au soleil dans un album avec un goût d’été qui semble se vouloir plein de fun et de bonnes ondes. Le 8ème album studio d’All Time Low est là et on vous livre notre ressenti !


L’album démarre par Some Kind Of Disaster, premier single sorti par le groupe. Une entrée en matière douce et légère qui opère comme une transition entre Last Young Renegade et Wake Up, Sunshine tout en faisant référence au passé, au présent et au futur du groupe. Au début du clip, la phrase suivante apparaît « In an empty room, with all of you, I let myself begin again. » (Dans une pièce vide, avec vous tous, je me permets de recommencer.) laissant vaguement penser à un clin d’œil au processus d’écriture de ce nouvel opus : les américains s’étaient tous les quatre isolées dans une maison pour le concevoir. A moins qu’il ne s’agisse d’un clin d’œil à leurs fans (ou les deux en même temps) qui, malgré les sonorités essayées par le groupe dernièrement, sont toujours là pour les soutenir. C’est d’ailleurs ce qui m’amène à croire que cette chanson est également, dans un sens, adressée aux fans, notamment avec les paroles du refrain. « And it’s all my fault that I’m still the one you want / So what are you after? / Some kind of disaster ».

La seconde piste est Sleeping In, qui s’avère également être le deuxième single dévoilé par le groupe. Des couplets assez calmes pour un refrain à l’inverse dynamique et catchy avec une rythmique bien présente : un mélange qui fonctionne carrément.


Arrive ensuite Getaway Green, titre que je connaissais déjà pour l’avoir entendu en live au Slam Dunk Festival l’année dernière (ndlr : première fois que la chanson était dévoilée au public). Et même si le groupe avait réussi à m’embarquer dans leur performance, j’aime bien connaître un minimum les paroles à l’avance. La version studio est tout aussi convaincante. Les couplets semblent plutôt posés alors que la tension s’accentue graduellement lors des pré-refrains, pour nous livrer un refrain entraînant qui me donnerait même envie de partir sur la route, fenêtres ouvertes et musique s’échappant des enceintes. Cette troisième piste s’inscrit parfaitement à la suite de Sleeping In.

Melancholy Kaleidoscope et Safe semblent toutes deux des chansons aux allures plus sombres mais qui se veulent tout de même positives. La forte énergie et rythmique rapide de Melancholy Kaleidoscope contrastent avec la vibe générale un peu plus sombre qui s’en dégage. Mais globalement les paroles restent encourageantes et donnent envie de faire les efforts nécessaires afin d’aller mieux, peut-être par le biais de la musique, à un concert, et de propager cette envie autour de soi.

Trouble Is et Wake Up, Sunshine sont deux morceaux relativement énergiques à la rythmique bien présente. Un vrai régal. Le titre éponyme apporte un aspect rock’n’roll et un message fort lié à la validation. Il intervient à la façon d’un hymne rassurant. Nul besoin de la validation des autres pour vivre. Nous sommes tous importants. Nul besoin de faire semblant d’être quelqu’un d’autre, quelqu’un nous aime pour qui nous sommes. Vivons pour nous. « Everyone wants to be somebody / I just want you to see how good you are / You don’t have to lean on the crutch of a daydream / To see that you shine like a star » (Tout le monde veut être quelqu’un. / Je veux juste que tu vois à quel point tu es douée / Tu n’as pas besoin de t’appuyer sur la béquille d’une rêverie / Pour voir que tu brilles comme une étoile.)


Monsters, est la première collaboration de cet opus avec l’artiste hip-hop blackbear. On aurait pu se demander pourquoi un tel choix, mais il est impossible de nier que ce dernier apporte un plus à la chanson et l’emmène dans une autre perspective, voire une autre ambiance que celle du reste de l’album. Pretty Venom, elle, est beaucoup plus calme et marque une pause. La rythmique et la mélodie donnent un aspect de légèreté comme si l’on se retrouvait dans un rêve, avant de repartir sur quelque chose d’un peu plus dynamique avec Favorite Place, deuxième collaboration de cet album avec The Band Camino, tout en conservant cette dimension légère et rêveuse.

January Gloom et Summer Daze semblent, quant à elles, à la fois proches et terriblement opposées. L’une résonne comme une question, une sorte d’appel à l’aide pour sortir d’une période ou un état d’esprit peu agréable, alors que l’autre réfère à la nostalgie d’un moment apprécié, qui, comme toute bonne chose a dû prendre fin.

Clumsy démarre de manière très enjouée et sonne comme la déclaration de quelqu’un qui assume ses actes passés et admet ses erreurs, peut-être bien une déclaration aux fans ou alors à une relation amoureuse ? Elle est suivie par Glitter & Crimson la ballade romantique de l’album dans laquelle on aurait aucun mal à se projeter et dont le pont est le point culminant. Un ajout judicieux et puissant autant mélodiquement que vocalement, qui rompt à la perfection la douceur de la chanson et qui nous aurait probablement manqué s’il n’avait pas été là.


Basement Noise clôture ce 8ème opus telle une fin douce et heureuse. Les paroles laissant penser qu’il s’agit là d’une chanson à propos d’eux, les quatre membres du groupe et de leur parcours musical mais peut-être aussi du processus d’écriture de l’album. Juste quatre garçons faisant du bruit dans un sous-sol.

Les influences du groupe se reflètent sans mal dans ce nouvel album à la production rondement menée, que ce soit mélodiquement, rythmiquement ou bien vocalement parlant. Les riffs de guitare et la partie rythmique alternent allègrement tout au long des 15 morceaux. Les paroles sont également un aspect à ne pas négliger. Beaucoup semblent de l’ordre de la relation et on pourrait penser qu’il s’agit des relations du parolier : relation amoureuse (réelle ou inventée), relation avec les membres du groupe ou même les relations du groupe avec ses fans. Plusieurs thèmes sont abordés par All Time Low dans cet opus et on notera notamment la mélancolie et l’évolution ainsi que les notions d’amour, d’amitié, de chagrin mais aussi et surtout d’espoir.

D’un bout à l’autre, l’écoute est fluide et les américains m’embarquent sans mal dans cette nouvelle ère à l’apparence positive et enjouée. Si les premières chansons sonnent relativement pop punk, les quatre artistes nous prouvent qu’il ne s’agit pas de la seule corde à leur arc et il est agréable d’avoir un groupe qui sache expérimenter et se renouveler sur cette scène. Maintenant je n’attends plus que de pouvoir découvrir cet album en live !

Coups de cœur : Melancholy Kaleidoscope, Wake Up Sunshine, Monsters, Clumsy, Glitter & Crimson

Tracklist:

1. Some Kind Of Disaster
2. Sleeping In
3. Getaway Green
4. Melancholy Kaleidoscope
5. Trouble Is
6. Wake Up, Sunshine
7. Monsters (ft. blackbear)
8. Pretty Venom (Interlude)
9. Favorite Place (ft. The Band Camino)
10. Safe
11. January Gloom (Seasons, Pt. 1)
12. Clumsy
13. Glitter & Crimson
14. Summer Daze (Seasons, Pt. 2)
15. Basement Noise.

Darlene
Darlène
darlene-c@hotmail.fr

Mon temps se partage principalement entre concerts, voyages et équitation. Dans le pit, vous me retrouverez certainement en train de chanter des paroles plutôt approximatives et danser la macarena.