MAX : Des premiers pas à Colour Vision
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MAX : Des premiers pas à Colour Vision

Le nom de MAX, ou Max Schneider, ne peut qu’être un son familier à vos oreilles aujourd’hui. L’artiste aux multiples talents se fait une place de plus en plus conséquente dans l’industrie musicale. Il est temps de faire le point sur la carrière montante de l’artiste à la voix d’ange qui secoue le monde de la pop.

Les premiers pas

Quand on vous parle d’artiste aux multiples talents, on ne vous ment pas. Max enchaîne les projets dès 2008 sur Broadway et en tant que mannequin pour Madonna. Rien que ça ! Mais c’est à partir de 2012 qu’il connait une réelle ascension en mélangeant les deux plateformes les plus efficaces de l’époque : la télévision et YouTube. Il s’associe à plusieurs projets avec Nickelodeon. Il obtient l’un des rôles principaux de la série How To Rock, malheureusement absente de nos écrans français. La série se rapproche d’un Victorious pour les rockeurs avec une bande de jeunes qui constituent leur groupe de musique en naviguant à travers les problématiques de l’adolescence. Ensuite, il se fera remarquer en tant que Cendrillon masculin dans Rags (ou Le Rêve du chanteur masqué en France) aux côtés de Keke Palmer, Drake Bell et Isaiah Mustafa. Une occasion de dévoiler sa voix d’ange et ses talents de danseur au plus grand public !

Ces rôles constituent un excellent tremplin vers une notoriété notable pour Max. Mais il ne s’en tiendra pas là et explosera les vues sur YouTube. Sa chaine débuta d’ailleurs avant son arrivée sur Nickelodeon avec des vidéos amateurs de lui armé de son ukulélé, instrument faisant partie intégrale de son identité artistique et c’est toujours un plaisir de l’entendre en jouer. Sa visibilité grandira davantage à travers des vidéos en collaboration avec Kurt Hugo Schneider dès 2012. Et la réponse est non, ils ne sont pas de la même famille (même si cette confusion a pu jouer en leur faveur). On parle ici de millions de vues, jusqu’à plus de 40 millions pour certaines vidéos. Il est vrai que les années 2010 furent l’âge d’or pour les covers YouTube avec toute la troupe Alex Goot, Against The Current, Sam Tsui, Christina Grimmie, Megan Nicole et bien d’autres...

DCD2, premier album et conquête de l’Europe

A son compteur, Max avait déjà un EP acoustique piano, guitare et/ou ukulélé avec First Encounters (2010) puis l’incroyable The Say Max – EP (2014) où chaque titre pop se distingue de l’autre avec des influences jazz et des sections rythmique bien appuyées : les percussions de Mug Shot et Puppeteer vous feront vibrer bien comme il faut. On peut saluer une première fois la range incroyable de Max qui est magnifiquement soignée et toujours aussi juste.

L’ascension est en route et les étoiles s’alignent lors de la rencontre entre Max et Pete Wentz (Fall Out Boy). Ce dernier est à l’origine du label DCD2 Records (auparavant Decaydance Records). Max le rejoint en 2015, change son nom de scène “Max Schneider” pour “MAX” tel qu’on le connait aujourd’hui et les belles sorties continuent ! Son talent continuera de s’étendre avec ses deux EP suivants : Ms. Anonymous (2015) et Wrong (2015). Il explore davantage ses influences rock, jazz et même hip hop. On retrouve plusieurs collaborations avec Patrick Stump (Fall Out Boy), Lil Uzi Vert ou encore Sirah. Ces deux EP furent l’introduction au potentiel musical de Max dans l’univers DCD2 : ne pas pouvoir s’insérer parfaitement dans un moule. C’est le cas de Max, mais de la plus belle des manières. Sa voix est unique en son genre et très versatile, au même titre que ses influences qui lui permettent d’étendre un univers musical infini, surprenant et captivant.

De cette idée naît l’album, Hell’s Kitchen Angel (2016). Une nouvelle fois, l’album ne peut être qualifié par un seul genre si ce n’est un mélange explosif entre pop dansante (Basement Party) et sonorités sombres (Holla). Il passe toujours par les influences déjà citées, mais avec un penchant plus prononcé vers l’électro (10 Victoria’s Secret Models), Si chaque chanson a son effet individuel, celle qui aura le plus impacté la carrière de Max, c’est Lights Down Low. Entre 2017 et 2018, cette chanson a fait le tour des radios américaines et a propulsé Max à un rang supérieur avec plus de 56 millions de vues sur YouTube. Composée pour sa femme, elle représente la chanson de mariage du chanteur. Des fans utiliseront également cette chanson pour leur propre mariage : un réel honneur. Si la notoriété américaine est bien établie, l’Europe attendra 2018 pour sa première montée sur la scène française en tant qu’headliner et plus tard dans l’année en tant que première partie de Fall Out Boy lors du MANIA Tour !

Collaborations et Party Pupils : exploration électro et funk

Visiblement, les nombreuses collaborations au sein de son propre album ne lui suffisaient pas. En effet, Max fait de plus en plus parler de lui dans la trap music et le milieu électro. Il apporte sa voix sur des titres tel que Savage ft. Flux Pavillon de Wethan, One More Weekend avec Audien ou encore Indestructible de Not Your Dope. Plus récemment, il participe à la chanson officielle des Worlds de League Of Legends : Take Over. Un bel accomplissement de plus !

Ces nouveaux projets permette au chanteur d’explorer d’autres genres plus en profondeur, au-delà d’en être simplement influencé dans des projets pop. C’est de cette idée qu’il constituera un duo de future funk avec son partenaire de scène RyanEXOE sous le nom de Party Pupils en 2015. Les reprises (Pony, Ms Jackson), singles (Patient, Sax On The Beach) et remix (Old School de Urban Cone), s’enchaînent pour faire danser le monde. Les chansons originales prendront enfin la forme d’un album en 2020 avec Neon From Now On. La joie que prend Max dans ce projet se fait ressentir et lui permet de développer son étendue musicale et de toucher un public d’autant plus varié.

Colour Vision : 4 ans d’attente

Le parcours de MAX semble être un sans faute et il continue de conquérir les publics différents petit à petit à travers ces nombreux projets. Malheureusement, un grand obstacle apparaît courant 2018 où Max est contraint de se faire opérer des cordes vocales en raison d’une polype. Sans pouvoir parler pendant environ 4 mois, la douleur physique et mentale est présente. De cette épreuve ressort une ère de renaissance et de positivité pour l’artiste. Inspiré de cette période, Max reprend le contrôle de son destin à travers la création du label Colour Vision Records en association avec RED MUSIC/Sony Music Entertainment. C’est le début de l’ère Colour Vision avec un premier single, Love Me Less (ft. Quinn XCII). L’esthétique est mémorable en se centrant principalement sur les couleurs jaune et bleu. Une vision qui continuera avec les singles suivants tel que Acid Dreams (ft. Felly) ou Checklist (ft. Chromeo). Avoir créé Party Pupils semble avoir inspiré Max à s’engager un peu plus dans les sonorités funk, et ça lui réussit. On reconnait ici l’artiste pop aux multiples facettes. Il prend les codes des musiques populaires et y ajoute sa pincée de magie funky pour créer un monde musical unique au sentiment positif, coloré et jovial.

Le point commun entre chaque singles ? La collaboration. Chacune touche un public différent et aborde la musique avec une nouvelle influence. Sans oublier le fait que l’expérience d’écriture collaborative permet à chaque artiste d’apprendre de l’autre. Il propose une collaboration avec Hayley Kiyoko pour rejoindre le monde indé et de la synth pop. Mais ce qui le poussera à un tout autre niveau, c’est son association avec le monde de la K-Pop. Le titre Blueberry Eyes propose un featuring avec SUGA de BTS. la fanbase fidèle de ce dernier déteint sur la notoriété internationale de Max et semble faire désormais partie intégrante de sa communauté de fans.

L’album Colour Vision voit enfin le jour le 18 septembre 2020 avec 12 titres – chaque titre se suffit à lui même et a le potentiel d’être un hit tout en gardant une profondeur. Max aborde principalement le thème de la renaissance (Colour Vision, New Life, Working For The Weekend) et des relations positives (SOS, There Is A God). Mais certains sujets plus lourds et sombres apparaissent tel que la perte dans Where Am I At ou certains aspects négatifs des relations dans Circles. Si l’album a pour objectif la positivité, on garde une part d’humanité et de dure réalité à travers ces deux titres. Ce qui n’empêchera en rien que, par sa musicalité, son histoire et son esthétique, on gagne de cet album un sentiment d’empowerment et de bonheur. C’est bon ? Vous aussi vous êtes prêts à soulever des montagne et accomplir vos rêves ?

Retenez bien le nom de MAX car sa montée est loin d’être terminée. Qu’il envahisse nos ondes radios, nos petits écrans ou qu’il débarque en featuring de tous nos artistes préférés, on est là pour ça. Sa voix et sa capacité vocale vont au-delà des mots. Ses multiples talents ne cesseront jamais de nous surprendre. Le présent est déjà remarquable, mais le meilleur est encore à venir, on en est certains. Tenez-vous prêts car ce n’est que le début !

Diane Houziaux
Diane Houziaux
diane.houziaux@hotmail.fr

Ma vie actuelle se résume à écouter le dernier album de Trash Boat, Crown Shyness, 12 fois par jour. Entre temps, je pars dans d'autres pays voir Knuckle Puck.