bring me the horizon – Post Human: Survival Horror
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bring me the horizon – Post Human: Survival Horror

Bring Me The Horizon (BMTH) est un groupe à la base de metalcore qui s’est fait connaître en 2006 avec leur premier album Count Your Blessing. Depuis Sempiternal, Oli Sykes et ses camarades ont pour objectif d’étendre leurs horizons en voulant être le groupe de “métal le plus mainstream du pays” afin de faire connaître ce monde au maximum de personnes. Cette course à la diversité et au mélange des styles ne fait que commencer. On les verra lancer un album plus électro avec That’s The Spirit et le dernier amo, en étonnera plus d’un, avec la venue de l’artiste canadienne Grimes par exemple.

Une rumeur affirme que le rock et la techno ont un ancêtre commun. L’indus’, un ancien genre musical porté par exemple par Tool. Et BMTH nous le rappelle sur cet EP.

On commence très fort de manière très violente et extrêmement rapide alors que la bass drum reste incroyable du début à la fin. Il devient limpide que ce projet de Bring Me The Horizon va être un EP de taille. Pas de repos, on est directement emmené dans un monde très oriental, très différent. Encore une fois, on reconnaît l’envie de BMTH de se démarquer mais surtout d’expérimenter. 

Parasite Eve est géniale. Du début à la fin nous sommes tenus en haleine comme devant un thriller violent. Pensez au film Contagion (de Steven Soderbergh) sous stéroïdes. et un chouia gore “Don’t call it a warning this is a war”. Ce drop – et le post chorus – est tout simplement brillant, dantesque, mais extrêmement oppressant, comme la situation actuelle… vous connaissez le virus là… LA PANDÉMIE MONDIALE. Le thème principal de cet EP reste tout de même évident mais peut-être qu’on en a besoin après tout ? Et aussi hardcore et straightforward qu’est ce titre (?) il reste très innovant.

En continuant notre écoute, on comprend vite que plus on avance, plus les sons deviennent accessibles et moins violents.

La première chanson Dear Diary, est très satirique mais surtout extrêmement violente avec un rythme intenable et des paroles complètement folles et en désordre comme le serait notre état mental en plein confinement. Alors que l’on termine l’album avec une ballade entre Amy Lee et Oli Sykes, le chanteur du groupe. 

Obey se retrouve donc être une sorte de pont ennuyeux. Qui relie ce qu’il y a de fou chez BMTH et… ce qu’ il y a de fou chez BMTH. Musicalement parlant c’est du vu et du re-vu, le refrain est accrocheur, oui, mais sans plus. Finalement cette chanson ne restera pas dans les esprits au vu du reste du projet qui, lui, tient bien la distance jusque-là.. Et ce n’est marquant ni pour les anciens fans, ni pour les nouveaux fans qui cherchaient l’innovation dans cette collaboration avec YUNGBLUD. Je m’attendais à plus, à quelque chose de moins commercial, et plus innovant, venant des deux grosses têtes du genre de la scène anglaise. 

Teardrops est, à mon humble avis, un bel hommage à Linkin Park, et on a même droit à une belle apparition d’Amy Lee ! Des clins d’oeils rafraîchissants. 

Le reste de l’EP reste tout aussi innovant. Itch For The Cure et Kingslayer sont géniales et probablement mes préférées. Le contraste entre la voix du chanteur Oli Sykes et de Babymetal est harmonieuse. Et Ludens nous offre un breakdown savoureux – avec des fills à la batterie des plus efficaces – et bizarre “You call this a connexion?!…”

Malgré une structure des plus ennuyeuses, c’est son incroyable production qui le sauve. En effet, cet opus a une tracklist des plus simples, comme évoqué auparavant, en allant de la chanson la plus violente à la plus calme et séparé par un titre “pont” le fameux Obey. Cet EP saura plaire aux amoureux des anciennes heures, tout autant qu’aux nouvelles oreilles curieuses. Ceci étant dit, c’est le projet de BMTH le plus cohérent en termes de tracklist, malgré son évidente composition.

Si je devais résumer cet EP, je dirais que c’est un EP hommage mais innovant. Certes on a déjà entendu ce que BMTH nous propose sur cet EP même avec la venue rafraîchissante d’ Amy Lee ou Nova Twins sur 1×1. Mais c’est sûrement pour ça qu’il me plait. Il est neuf, il est politique avec Parasite Eves et violent avec Ludens et Teardrops. Je pense que cet EP est un projet représentant bien l’état actuel des choses. Et pour moi il a été ce qu’il me fallait au bon moment !

Article par Amy
@chasingamyhere

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Amy
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