The Aces – Under My Influence
Webzine musical. Nouveautés, live reports, interviews et critiques d'artistes de tous genres musicaux.
4737
post-template-default,single,single-post,postid-4737,single-format-standard,bridge-core-2.0.6,qode-page-transition-enabled,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-theme-ver-24.5,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-6.0.5,vc_responsive,elementor-default,elementor-kit-4575

The Aces – Under My Influence

The Aces nous avaient époustouflés par la cohérence et la beauté du tableau qu’était leur premier album  When My Heart Felt Volcanic. Un mood girly retro pop rock et du style à en couper le souffle. Cette fois-ci, je me sens un peu plus réticente face au nouveau projet de notre girlsband. En effet, les singles de ce nouvel album Under My Influence étaient accrocheurs et bonne ambiance, mais ils avaient l’air de simples titres sans aucun lien entre eux. Et ce qu’il m’avait le plus plu sur When My Heart Felt Volcanic c’était sa cohésion musicale, sa couleur, son monde, etc. 
L’oreille curieuse, je me lance dans cette écoute et c’est avec une vitesse fulgurante que mes appréhensions s’envolent. 

The Aces, La Boule Noire, Paris – 12 novembre 2018 / © @petitponeysounds

Can You Do est passionnante, dansante, entraînante. On doit cela au chœur “Like It Like That, Like It Like That!!”. La précision de la partie rythmique et la voix sulfureuse de la chanteuse Cristal Ramirez sont perfectionnées sur cet album et elles sont en totale cohésion. 

Le groupe nous a promis un album plus personnel et cela s’entend dans la première partie très centrée sur les exs, notamment lorsque l’on écoute My Phone Is Trying to Kill Me. Qui n’a pas bu un (… ou quatre) verre(s) de trop pour oublier son ex mais finit par le faire en checkant d’éventuels messages de l’ex en question ?
Mais la grande différence ici, est l’utilisation de pronoms personnels féminins FINALEMENT.

Kelly et 801 ne peuvent passer sans que je me rappelle que l’album -composé par un groupe avec trois membres queers sur quatre- était censé sortir pendant le pride month c’est-à-dire le mois de Juin. Et je ne peux m’empêcher de les voir comme des jolis clins d’œil à la communauté LGBTQ+.

The Aces, La Boule Noire, Paris – 12 novembre 2018 / © @petitponeysounds

Le nouveau jeu de pédales de Katie et ses nouveaux micros de guitares apportent une nouvelle touche à la palette de The Aces, de même pour la basse de McKenna Petty qui est mise en avant sur cet opus a plusieurs reprises. On entendra ces sons mélodieux lors du riff de I Can Break Your Heart Too (ainsi que celui de Cruel, cruellement doux et fluide) et le slide avant le refrain de la bassiste. Not Enough et Thought Of You ont la bassline la plus chill de l’album se frayant doucement un chemin principal du début à la fin. 

Thought Of You et Going Home sont, elles, séductrices, mielleuses, et tellement sucrées que nos petits cœurs n’y résistent pas. Non ! Vraiment c’est trop mignon on fond. On mentionne les chœurs “She’s an angel, She’s my angel…My sweet love” pendant Thought Of You, mais aussi ’“As long as it’s you and I; It feels like I’m going home” “My one and only, my ride or die, I’ll always be by your side” pendant Going Home

The Aces, La Boule Noire, Paris – 12 novembre 2018 / © @petitponeysounds

Pour moi la dernière partie de l’album, allant de I Can Break Your Heart Too jusqu’à la fin, est la partie la plus solide, et la plus structurée musicalement parlant. Malgré le fait qu’elle contienne Zillionaire que je n’apprécie pas particulièrement. Mais l’album est d’une rare consistance et en parfaite continuité avec l’univers présenté par le groupe lors du premier opus.

En effet, commencer avec Daydream était le choix le plus judicieux. Lors du premier album les filles nous ont présentés un magnifique tableau haut en couleur et c’est sur cette ambiance que le premier titre surfe, sans oublier de reprendre nos vieilles habitudes, et les ingrédients nécessaires à la recette The Aces

The Aces, La Boule Noire, Paris – 12 novembre 2018 / © @petitponeysounds

Une fois de plus c’est un album, un projet, un tableau cohérent et consistant du début à la fin. Aucune chanson n’est déplacée ou au mauvais endroit. Et l’écoute est un vrai plaisir. Le nouveau monde de The Aces est clairement plus moderne et pop qu’auparavant mais nous n’avons pas perdu en qualité au contraire. 

Article par Amy
@chasingamyhere

Avatar
Amy
amypetitponey@gmail.com