Holding Absence – The Greatest Mistake Of My Life
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Holding Absence – The Greatest Mistake Of My Life

Après un monde en noir et blanc, le second album de Holding Absence est comme une fresque de multiples couleurs. Leur premier EP avec Loathe et leur premier album étaient comme un coup dans la poitrine, un rappel que la vie est difficile mais qu’elle vaut le coup, que personne n’est jamais réellement seul. 

The Greatest Mistake of my Life est comme une bouffée d’air. Les paroles sont toujours très personnelles et intenses, les mélodies toujours puissantes, mais c’est comme enfin admettre ses propres démons. 

L’album s’ouvre sur une instrumentale : Awake. Il n’y a qu’une seule phrase qui peut être entendue, murmurée à travers la musique ; I’m alive. Ce sont les mots choisis pour ouvrir l’album, premiers mots du deuxième titre, Celebration Song. Ouvrir son album avec ces mots est un choix assumé, c’est un avant-goût de ce que l’album a à offrir. C’est une célébration pour avoir survécu à la dépression. La puissance vocale de Lucas Woodland est impressionnante, c’est l’une des meilleures performances qu’il ait enregistrées, les instruments sont parfaits, tout s’emboîte parfaitement. C’est une chanson puissante, un chant d’espoir qui montre tout ce qui constitue Holding Absence

Afterlife est un single puissant et montre ce que cet album va être. Avec un son nouveau, plus doux mais toujours puissant, le groupe gallois parle d’un amour qui durera même après la mort. Inspirée par Mipha de Breath of the Wild, Afterlife aborde le thème de quelqu’un qui veillerait sur nous même après la mort, savoir que vous n’êtes pas seul parce que son amour transcende le royaume des mortels. C’est aussi un avant-goût de l’un des thèmes de cet album : le chagrin, la perte, le deuil. Pas nécessairement la mort, mais la perte en tant que concept.

Drugs and Love est une chanson très entraînante avec des voix incroyables et une performance instrumentale sublime. Elle traite de la tendance qu’ont les gens à consommer de la drogue ou à utiliser l’amour comme des moyens d’effacer la douleur. C’est une chanson sur la culpabilité, la tristesse, la solitude, sur un échappatoire que l’on cherche désespérément.

In Circles a été décrite par Lucas Woodland comme un hymne à l’existentialisme et c’est exactement ça. Une chanson cyclique sur le fait de faire la même chose jour après jour après jour, c’est un titre qui parle d’être coincé dans un cycle gris de monotonie. Son aspect existentialiste réside dans le fait que les gens se l’infligent sans même s’en rendre compte parce que finalement, c’est nous qui nous dictons nos propres actions.

Avec une mélodie plus heavy, Nomoreroses commence. Un morceau intime et magnifique sur une mauvaise relation avec Dieu, qui pose la question de comment puis-je croire en un Dieu qui ne croit pas en moi. Sur le fait d’endurer tant de douleurs que vous commencez à remettre en question entièrement votre relation avec Dieu.

Avec Ashley Green à la batterie et Scott Carey à la guitare, les morceaux deviennent fascinants, prenants, leur talent et leur passion peuvent être entendus et ressentis à chaque couplet. On applaudit également James Joseph à la basse, qui a annoncé en début d’année son départ du groupe pour se tourner vers de nouveaux horizons, notamment à travers son nouveau groupe James And The Cold Gun.

Beyond Belief est une chanson d’amour, une chanson douce et pleine d’espoir sur la façon dont il peut être effrayant de s’engager complètement avec quelqu’un, mais de finalement rejeter toute peur et se laisser être heureux. 

Avec un featuring de la sœur de Lucas Woodland, Caitlin Woodland, Die Alone (In Your Lover’s Arms) donne le point de vue d’une personne sur son lit de mort et de son être aimé ; réaliser que l’amour auquel vous avez consacré presque toute votre vie ne signifiait rien pour vous et réaliser que vos derniers instants ont été gaspillés. Les deux voix se mélangent parfaitement, associées à la batterie et à la guitare, ça monte, monte, monte, pour exploser dans l’un des climax les plus puissants de l’album.

Mourning Song est l’une des chansons les plus belles et les plus tristes que j’ai entendues. C’est un titre sur la façon dont la perte d’un être cher peut, rétrospectivement, vous faire vivre et aimer plus fort et mieux, comment elle peut faciliter les difficultés mentales que vous traversez. C’est une chanson sur le fait de vivre pour ceux qui ne le peuvent plus. C’est injuste, c’est douloureux, c’est une ode à tous ceux que nous avons perdus, à tous ceux à qui nous chantons. Je pense que lorsque vous vous retrouvez dans cette chanson, elle devient automatiquement l’une de celles qui vous frappera le plus fort. C’est un morceau de sept minutes qui se termine sur une magnifique mélodie de guitare.

Le dernier morceau est le morceau éponyme : The Greatest Mistake of my Life. Une reprise de la chanson de Gracie Field. Lucas a expliqué que son oncle avait chanté cette chanson exacte sur vinyle il y a des années, la chanter à nouveau tout en gardant les sons de l’ancien tourne-disque était un moyen de boucler le cycle.

The Greatest Mistake of my Life est l’un des meilleurs albums que j’ai entendus depuis le début de l’année et le meilleur de Holding Absence. Il traite de thèmes importants tels que le deuil, la dépression, la perte ou la culpabilité, mais toujours avec une lueur d’espoir. C’est comme une lumière dans l’obscurité, un rappel que même si vous vous sentez brisé, que tout ira bien. Que vous avez beaucoup enduré mais que vous êtes toujours en vie.

Holding Absence seront en concert dans notre capitale le 26 octobre 2021 à L’International. Vous pouvez également retrouver notre interview du groupe lors de leur tournée aux côtés d’As It Is en 2018.

Crédit photo : Bethan Miller – https://www.bethanmiller.co/

Sasha Machado
Sasha Machado
machado.daniela@outlook.fr

Perdu dans pratiquement tous les domaines, mais j’ai un super chat donc ça passe. Et je pourrais donner mon coeur à Linkin Park.